Finalement le reste de la semaine a pas mal été de la bouette. Mon état n’est pas stable (au sens où j’ai encore des journées très difficiles et non où je serais instable… encore une fois je me protège…). C’est normal. Je viens d’avoir mon diagnostic. Il y a aussi des choses pénibles que j’avais à terminer concernant ce que j’ai vécu cette année. Maintenant je vais pouvoir un peu plus respirer.
Les reviviscences ont un peu diminué. Aujourd’hui m’est revenue la fois où une de mes collègues était surprise que des anciennes élèves soient heureuses de m’avoir pour la session… C’est très étrange cet écart entre la perception que ces femmes ont de moi et la personne que je suis, celle que les gens proches de moi voient, celle que les élèves voient aussi. Je finis pas me dire qu’il y a vraiment quelque chose de l’ordre de la mauvaise foi chez ces femmes. Le truc c’est que ça leur appartient et que je ne peux rien y faire. Je dois donc continuer à avancer dans ma vie… J’ai écouté la nouvelle série qui reprend l’histoire de Carrie, de Stephen King. C’est très réussi, mais ça a brassé pas mal d’affaires après ce que j’ai subi. C’était difficile de ne pas m’identifier à elle… mais non, je ne vais rien faire exploser ni maltraiter qui que ce soit… (je me protège encore). C’est cette répétition d’une vision du monde extrêmement restreinte que des groupes de personnes pensent être la bonne, ce qui les pousse à maltraiter les personnes différentes, les personnes qui ne veulent pas de cette vie. C’est ça qui touche. Vraiment. Ça résonne aussi sur le plan politique en ce moment… Dans tous les cas, je suis heureuse de d’avoir regardé la série. Je pense qu’il mérite vraiment de meilleures adaptation de ses livres que plusieurs de celles qu’il a eues dans le passé. Il a des qualités, cet écrivain, des richesses qui dépassent de loin la fixation sur l’horreur de surface à laquelle les gens s’arrêtent souvent malheureusement.
Je dois faire beaucoup d’introspection en ce moment. À force d’être en mode survie depuis des années, j’ai perdu de vue ce que je veux pour ma vie. J’ai besoin de réfléchir à ça sérieusement pour ne plus mettre ce qui m’importe de côté parce que je suis trop occupée à gérer les impacts des problèmes que les autres ont et ne règlent pas. Je perds ma vie.
Heureusement il y a les chiens (on a mis nos colliers d’Halloween pour sortir), les tissus (pour des projets à venir) et les livres.




Je veux de la vie,
Une vie meilleure que la maltraitance que je subis depuis des années.
J’y travaille tranquillement, mais sûrement avec le peu d’énergie que j’ai ces jours-ci.
À plus!