Étrangement, le temps passe super vite en congé de maladie. Je ne vois pas les journées passer. Je voulais quand même donner signe de vie pour ne pas que les gens s’inquiètent. Je vais un peu mieux, je dirais. Je ne crie pas victoire pour autant. Des fois ces affaires-là (la dépression), ça vous prend comme une lame de fond.
Je lis. Je marche. Je cuisine. Je vide le jardin. J’aime trouver des légumes cachés dans les feuilles alors que je pensais qu’il n’y en avait plus.
Un bel homme argentin m’a approchée. J’ai été flattée. J’ai mangé des crevettes de l’Argentine pour souper. Un autre homme qui m’a demandé comment j’allais et m’a ensuite répondu, quand je lui ai renvoyé sa question, que ça irait mieux quand nous serons mariés. L’hiver approche…
J’ai commandé une boîte de café d’Halloween dans un endroit que je ne connaissais pas et j’ai gagné un an de café gratuit. Ça valait la peine. Pour une fois que l’automne me donne quelque chose au lieu de prendre tout mon argent.
Peut-être que ma chance est un peu en train de tourner. Peut-être que ça ira mieux. Il faudrait. C’est assez maintenant. Je n’en peux plus des horreurs.
Je vais mieux, mais je reste fragilisée.
Dans un cours que je suis (j’ai l’autorisation, oui), la prof disait que la société dans laquelle nous vivons ne valorise qu’un seul mode de vie. Ça correspond à mon experience. C’est pénible. Je n’en veux pas de cette vie-là.
Ce cours confirme encore que j’avais raison au sujet de plusieurs choses dont on a essayé de me faire croire que j’étais folle de les penser. Heureusement que j’ai eu la bonne idée de les commencer, ces études…
J’ai vu cette tristesse ce matin.

On a un peu profité du soleil malgré tout.
À bientôt