J’ai réalisé d’autres nouvelles choses avec mon psy cette semaine… par exemple que je me sens coupable de ne pas travailler. Que j’ai de la difficulté à m’accorder le droit d’être en congé et à me donner du temps pour aller mieux. Je trouve ça vraiment difficile, être ralentie. Je suis habituée de faire les choses vite et efficacement. C’est mon rythme normal. Je sais aussi qu’il y a une partie de moi qui est encore emprisonnée dans le fait que dans le passé, des gens m’ont empêchée d’aller mieux pour ne pas que je change. C’est horrible, mais bien réel et plus fréquent qu’on le pense. Je ne m’ennuie pas d’être au travail malgré le sentiment de culpabilité. C’est normal que ça me prenne du temps. Ce sont treize années d’accumulation qui m’explosent à la figue, avec une déflagration nucléaire en juin.
J’ai appris aussi que ça fait des années que je me bats contre différentes choses et qu’il serait pas mal le temps que je me batte pour quelque chose. Quelque chose qui me donne envie de vivre.
Les gens ne vont pas bien et ne font pas souvent ce qu’ils devraient faire pour aller mieux.
J’ai besoin de ne pas être comme eux.
J’ai besoin aussi de moins manger de bonbons d’Halloween.
J’ai besoin de prendre soin de moi et de mon avenir. J’ai vu avec le temps que la vie ne me fait pas de cadeau et que je me perds si je ne m’impose pas des balises claires.
Hier au jardin j’ai parlé avec un homme que j’aime bien et qui a vécu du harcèlement au travail aussi. Son chum aussi en fait. C’est malheureusement commun. Trop. Je lui ai mentionné que je voulais acheter dans le coin pour être proche de la bibliothèque, que c’était une des choses les plus importantes pour moi. Il a levé son poing au ciel en criant « Nerd jusqu’à la mort! ». Ça m’a fait du bien. J’ai ri. Je me suis sentie vue et reconnue. C’est rare.
J’ai vu ce pauvre amour à la bibliothèque aujourd’hui d’ailleurs:

J’ai dit « pauvre petit loup », en partant. Je l’ai remarqué, qu’on avait tué sa beauté.
Mes cours sont intéressants et aidant pour ma santé mentale. J’ai hâte d’avoir mes résultats d’examen même si je sais que je réussirai probablement moins bien que d’habitude à cause de mon état de santé. J’apprends beaucoup, c’est ça l’important. Ça me démontre aussi que je ne suis pas ces choses affreuses qu’on invente à mon sujet.
Je vais aller coucher mon corps fatigué.
Les jours passent trop vite.