Une réponse

J’ai fini par voir mon médecin assez tard. J’étais épuisée. Je l’ai vue à une heure où ces temps-ci je suis déjà couchée. J’ai eu un diagnostic de dépression majeure, chose que je n’ai jamais eue dans ma vie, mais qui est fréquente en comorbidité avec le trauma complexe. Considérant les symptômes que j’ai, je n’étais pas tant surprise. Je pense que la case « suite à des événements difficiles » a été cochée depuis longtemps après ce que j’ai vécu depuis le début de l’année au travail.

Je vais lire là-dessus et faire de mon mieux pour remonter la pente. Heureusement en ce moment, à part le travail (et les problèmes de santé qui en découlent), tout va bien et est assez calme dans ma vie. Je dois rester en congé jusqu’à la fin de l’année. Je vais essayer de faire des choses constructives, lentement, mais sûrement. Comme ce matin quand je suis allée au jardin:

Un petit pas à la fois, je sortirai du trou où l’on m’a si vicieusement poussée. J’ai des décisions à prendre, des choix à faire intérieurement… des deuils aussi.

Même s’il aurait été préférable que je me vive rien de ce que j’ai vécu ces derniers mois, je suis heureuse d’avoir une réponse au moins.

Je disparais pour vrai.

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