Je passe mon vendredi soir dans le bureau du médecin. Il y a foule:

Je fais la bonne patiente:

Ça ne réglera pas tout, mais ça aidera peut-être un peu. Je dois encore aller faire la liste de mes symptômes et voir comment je pourrais aller mieux. Je ne pense pas retourner au travail d’ici la fin de la session. C’est une vie un peu bizarre pour moi. Le seul point positif est que je n’ai jamais été en congé de ma vie durant l’automne. Le versant négatif à ça est que ma santé ne me permet pas vraiment d’en profiter. J’arrive quand meme à prendre un peu de temps pour respirer et ouvrir grand les yeux pour voir toute la beauté, sentir l’air devenir frais, ralentir…
Je suis encore épuisée et j’ai encore les maux de tête quotidiens. C’est dur à vivre. Ça me ralenti pour tout. J’essaie de prendre soin de moi. C’est une chose que je n’ai pas tant apprise, occupée à survivre plus qu’à vivre. À trouver un fond d’énergie restant à quelque part pour traverser les situations horribles inattendues. Il y a quelque chose de l’ordre de l’essoufflement mental en plus de celui physique.
Mais j’en vaux la peine.
Je vais la peine de survire à ce que je vis maintenant et j’ai le droit d’avoir une vie, n’en déplaise aux personnes qui ne m’aiment pas. Je sais que je vais devoir travailler fort pour récupérer ma vie et la rendre plus belle dans les mois à venir.
La bonne nouvelle dans tout ça c’est que je recommence à avoir de l’espoir pour certaines choses. Ma perception de moi et de mon identité s’assoupissent aussi. Des portes et des avenues s’ouvrent. On verra la suite.
Je vais probablement disparaître quelques jours. Il ne faut pas s’inquiéter. J’ai un examen la semaine prochaine et ça va me prendre plus de temps que d’habitude pour me préparer. Au moins c’est intéressant… passionnant en fait.
Prenez soin de vous.
À plus!