La fin de l’année

            Je vais continuer la belle histoire avec R. et mon cours bientôt. J’ai eu une atroce sinusite et cette semaine je toussais encore tellement que je me suis blessée aux tissus intercostaux (Je ne sais pas lesquels. Je sais juste que ça fait mal en criss…) et j’ai un peu de mal à rester assise, ce qui explique mon ralentissement. Je me sens comme si j’avais soudainement 70 ans ou comme le bonhomme Robaxacet, comme vous préférez. Je passe donc la majorité de mon temps étendue sur des coussins chauffants. Ça n’aura décidément pas été ma meilleure année sur le plan de la santé… Il y a plusieurs explications à cela, donc l’excès de stress auquel j’ai été soumise. 

            Ça va mieux sur le plan du moral cependant. Je vais assez bien en fait. Je pense que j’arrive au terme de mes réflexions sur les histoires pénibles de cette année. J’aurais probablement dû mettre fin au projet avec le centre plus vite quand je voyais que mes limites et besoins n’étaient pas respectés et que les comportements nocifs de l’autre étaient pris à la légère, mais j’entretenais encore l’espoir de pouvoir aller en paix au centre après et ça m’a pris un temps lâcher cet espoir, ce que je pense compréhensible… J’ai aussi accepté l’idée que j’avais encore une fois été victime d’une forme de harcèlement. Un harcèlement subtil (en même temps pas trop) dans ses actions, mais quand même insidieux sur le plan psychologique par le fait qu’il est difficile à prouver. Je pense que j’en suis arrivée au stade où ça ne me fait plus rien, dans les deux cas. Les gens peuvent faire les simagrées et avoir les comportements malsains qu’ils veulent. Ça leur appartient. 

            J’ai fini de m’en vouloir aussi. À cause de ma différence neurologique et des violences que j’ai vécues, c’est assez compliqué pour moi d’être avec les autres et de lire leurs comportements qui me semblent, je l’avoue, souvent insensés et illogiques. Apparemment que c’est ça être humain… mais il me semble qu’il y a quand même des osties de limites. Comme dit mon psy souvent parce que j’ai tendance à me sentir trop responsable des situations qui m’arrivent : Tu peux lire certaines choses des autres, mais tu ne peux pas non plus deviner ce qu’il y a dans leur tête ni quelles sont leurs intentions. Ils ne les connaissent parfois même pas eux-mêmes… Je ne peux pas non plus savoir ce qu’ils ont vécu ni jusqu’où ils sont prêts à aller pour avoir ce qu’ils veulent. Ils ne le savent parfois même pas eux-mêmes. 

            Je pense que beaucoup de personnes ne vont pas bien. Je pense aussi que beaucoup de personnes veulent se donner une illusion de contrôle et se rassurer eux-mêmes en rabaissant les autres. Je pense que beaucoup de personnes se mentent aussi et adoptent des mécanismes de défense qui sont très nocifs pour les autres. Ça fait parfois très peur malheureusement… et très mal. Je sais me séparer de ces personnes, même s’il y a des cas où ça me fait très mal, mais je n’ai pas à tolérer l’absence de courage de l’autre à voir ses comportements pour ce qu’ils sont vraiment : de la violence. Envers soi ou les autres… 

            Je pense retourner pour un temps à ma vie d’ermite sportive une fois que mon dos sera réparé et mes tatouages cicatrisés. J’en ai un nouveau petit, comme vous voyez, et le tatoueur était vraiment gentil. J’aurais de quoi m’occuper toute l’année avec tous mes projets, mais je n’aime pas trop les résolutions, alors je me demande une discipline jusqu’à la fin mai et je réviserai alors mes objectifs pour la fin de l’année selon ce que j’ai accompli. 

            Ce billet est un peu plus court puisque je dois retourner m’allonger, mais je voulais vous souhaiter une belle fin et un magnifique début d’année. Je n’aime plus trop faire la fête au jour de l’an comme je le faisais plus jeune. Je ne vais pas non plus dans ma famille comme vous le savez. Ce que j’aime faire, c’est la liste de mes projets… puis je me couche et me lève très tôt le premier. Au petit matin, alors que tout le monde est à moitié saoul dans son lit, je vais, peu importe le temps, faire une très longue marche et alors, pour un bref moment, la ville m’appartient. 

            Prenez soin de vous.

            À bientôt!  

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