Les choses heureuses

            Avant de parler de ces choses heureuses auxquelles le titre fait référence, j’aimerais faire quelques rappels utiles. Ça m’arrive encore trop souvent de me faire dire de cesser de ressasser et ça m’énerve et me nuit profondément. Le stress post-traumatique n’est pas du simple ressassement ni une simple question de volonté. Ce n’est pas une question d’opinion. C’est une question de faits concernant la santé mentale. Ce sont des pensées et souvenirs pénibles et souvent traumatiques qui refont surface contre la volonté et s’imposent à l’esprit. Pas moi qui choisirais sans arrêt de repenser volontairement à des choses pénibles. Refouler ces souvenirs de force impliquerait de me faire violence et serait nuisible parce qu’ils reviendraient inévitablement plus tard sous différentes formes. Ce serait donc me faire inutilement du mal. Je n’ai plus autant de patience que quand j’étais plus jeune et je ne passerai plus jamais autant d’années à réexpliquer ces choses tranquillement comme je l’ai fait avec certaines personnes avant pour seulement m’apercevoir que ces personnes avaient un point de vue condescendant, irrespectueux et faux sur ma vie et ma personne. Si vous persistez dans l’ignorance au lieu de vous informer tout en clamant hypocritement haut et fort que la santé mentale c’est important, je vais m’éloigner de vous, c’est tout. Je n’ai pas à subir des manques de respect de quelque forme que ce soit. Cela inclut ceux basés sur de fausses croyances et sur la condescendance. Ma condition est déjà assez pénible à vivre comme cela. Je n’ai plus de temps ni d’énergie à perdre.

            Aussi, quand j’écris ici, ce n’est jamais une question de diaboliser l’autre non plus. Si on prend la dernière situation, par exemple, cet homme conserve probablement certaines qualités. Il reste que la façon dont il m’a traitée n’était absolument pas respectueuse et c’est inacceptable. C’est tout à fait normal que ça m’ait fait un choc. C’est quelqu’un dont je m’étais formé (à tort apparemment) une bonne opinion et dont j’avais l’impression qu’il était intelligent et respectueux. Le voir me traiter de cette façon a été un choc quand même assez grand. Ça a été un choc aussi parce que pour moi c’est assez évident que baser les rapports avec l’autre sur la dissimulation ça mène pas mal toujours au désastre, à la blessure et à l’échec de toute relation possible. Il n’est pas nécessaire non plus de me dire que je vaux mieux que ça. Je le sais. Je vaux crissement mieux qu’être le bouche-trou d’un gars qui s’ennuie de sa blonde ou que d’être utilisée pour passer à autre chose après avoir été crissé là. Le fait que c’était quelqu’un que j’appréciais et avec qui je passais un bon moment avant que la vérité sorte a accentué le choc. C’est aussi normal que ça me prenne du temps à m’en remettre considérant mon histoire. C’est toujours blessant de voir quelqu’un choisir d’agir comme un faux-cul. Le voir le faire quand il a une connaissance, même partielle, des violences que j’ai vécues, c’est extrêmement troublant, voire répugnant, et ça accentue le choc. Il est probablement capable d’autre chose, mais ce sur quoi je dois me concentrer est sur ce qu’il a réellement fait, donc sur la réalité de ses choix et actions dans ma vie, et non ce que j’aurais aimé qu’il fasse… J’ai bien confiance que je me remettrai plus rapidement quand je serai en vacances et que je pourrai consacrer plus de temps à me réparer et à travailler sur mes projets. Enseigner aide, mais en même temps, le fait d’avoir toujours du travail imposé m’empêche de le faire à mon rythme et ne me permet pas toujours de bien prendre soin de moi. J’ai 5 semaines d’horaire libre qui m’attendent. Ça m’aidera à bien me réparer et repartir à neuf pour la nouvelle année même si ça n’effacera jamais complètement le mal qui m’a été fait. 

            Donc qu’est-ce qui est beau?

            Bien je voulais reparler un peu d’Expozine. J’ai vraiment passé un beau moment là-bas et c’était une excellente première expérience. Je compte bien y retourner avec plus de choses la prochaine fois. Je compte aussi explorer les autres événements où il me serait possible de présenter mon travail. Le plus important dans cette expérience a été de pouvoir rencontrer plusieurs personnes qui lisent le blogue ou qui me suivent sur Instagram. Ça m’a vraiment fait chaud au cœur. Certaines personnes étaient gênées et je le comprends. Je parle souvent de choses qui sont très intimes et que plusieurs personnes cacheraient. C’est donc un peu étrange comme situation, puisque vous en savez beaucoup plus sur moi que j’en sais sur vous. J’aimerais quand même que vous soyez le plus à l’aise possible. Ces choses, j’en parle parce que je suis capable de le faire et que j’ai envie de le faire. Si ce n’était pas le cas, je ne le ferais pas. J’en profite aussi pour remercier tout le monde qui lit le blogue. J’ai atteint un nombre record de lectures cette année par rapport aux années précédentes et ça m’a rendue très heureuse. J’ai reçu aussi beaucoup de compliments qui m’aident à retrouver confiance en mon écriture qui a parfois été dénigrée par des personnes dont je vois aujourd’hui que le problème était leurs comportements et croyances malsaines. Le problème n’est pas dans mon écriture ni dans ma création en général. Il est dans les personnes mesquines qui ne savent pas les accueillir ni s’y intéresser sincèrement. Il y aura toujours des personnes comme ça, mais, grâce à vous, j’ai plus de courage pour les affronter et continuer malgré tout, ce qui n’était pas le cas avant. 

            Pour continuer avec les bonnes nouvelles, je vais faire une lecture publique des textes que j’ai publiés dans le magazine féministe Femlu cette semaine, jeudi le 8 décembre à 19h30, à la Livrerie, située sur Ontario. Il me fera plaisir de vous y voir également. Je vous joins la photo de l’événement Facebook, ainsi que la belle illustration de mon texte réalisée par Salomé Blain. Comme vous voyez, j’y suis accompagnée d’un chien et ça m’a rendue très heureuse de la découvrir.  

            Je suis vraiment heureuse que mes projets commencent à déboucher sur différentes avenues. Cela me donne beaucoup d’espoir pour l’avenir. Je vous remercie de toujours m’encourager et de m’aider à continuer. Je vous souhaite une magnifique journée. Je dois rester à la maison enrhumée et corriger, mais ce sera quand même une belle journée. J’ai confiance. 

            À plus! 

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