Des nouvelles nouvelles

            On dirait parfois que beaucoup de personnes ne sont pas conscientes que leur comportement a nécessairement un impact sur les autres et que ces autres aussi ont le droit au respect de leur intégrité physique et psychique, et, bien sûr, au bonheur et que si vous vous promenez dans la vie en leur faisant tout ce qui vous passe par la tête, il y a des risques quand même assez élevés que vous les blessiez. La réponse qu’on me fait dans ces cas-là est souvent un « Ben là, on n’est pas pour s’empêcher de vivre! » énoncé sur un ton ennuyé et découragé. Je répondrai que je n’ai aucune idée pourquoi vous confondez prendre soin de l’autre avec le fait de vous empêcher de vivre, puisque pour moi, c’est tout à fait clair que prendre soin des autres ça fait intrinsèquement partie du fait de vivre. Surtout de vivre en société. Si vous ne voulez pas prendre soin des autres, mieux vaudrait probablement aller vivre seul en forêt. On aurait la paix de votre égocentrisme… Ce n’est pas comme si c’était une nécessité vitale pour qui que ce soit de faire du mal aux autres… Je ne sais pas vraiment ce que vous pensez apporter au monde en agissant en trou du cul. 

            Cette semaine s’est bien passée même si elle a été difficile sur le plan physique parce que je suis encore très fatiguée de mon mélange de Covid et d’allergies. Je vais réellement tout faire pour ne pas l’avoir une deuxième fois et non, ce n’est pas bizarre ni m’empêcher de vivre que de porter un masque dans les lieux publics. Je guéris très lentement des infections liées au système respiratoire et j’ai besoin de toute mon énergie dans la vie, parce que j’ai envie de vivre le plus possible de d’accomplir des choses. Je ne veux plus être ralentie. J’ai commencé aussi à essayer de mieux prendre soin de mon corps. Je fais plus de sport. J’adresse les lieux sensibles. Quand je vis des choses difficiles, comme probablement tous les humains puisqu’on sait maintenant que les émotions ont des endroits physiques précis où elles se manifestent, j’ai très mal à la cage thoracique, particulièrement au niveau du plexus solaire. C’est sûr que les infections respiratoires n’ont pas aidé à améliorer la situation… mais c’était là avant, cet été, après l’événement. J’ai donc commencé à me masser le plexus solaire avec des huiles essentielles. Ça aide. Je l’avais déjà fait dans le passé. Ce n’est pas vraiment ésotériques puisque c’est démontré scientifiquement que des tensions se développent là quand on vit beaucoup d’anxiété et de tristesse… Je vais aussi régulièrement me faire masser pour faire diminuer les tensions. J’ai une prescription à cause du stress post-traumatique (ne dites pas « Chanceuse! », s’il vous plaît, ça n’a rien d’une chance…). 

            J’ai adopté un deuxième chien, comme vous savez. Une petite demoiselle. Les choses se passent bien à part qu’elle a un petit parasite qui nous ralentit, mais elle est sous traitement. Elle a fait ses nuits rapidement. Mes chiots n’ont jamais été du type à pleurer longtemps durant la nuit. Notre attachement se fait généralement très vite et ils ne souffrent pas d’anxiété de séparation. Quand je suis allée la chercher, c’est comme si elle m’avait choisie sans savoir que je l’avais déjà choisie. Elle a poussé les autres chiots pour arriver plus vite à moi. Elle est immédiatement devenue comme un pot de colle. Elle dort en faisant la crêpe sur moi. Mon beau garçon dormait (et dort encore) sur le dos les pattes écartées. L’autre chien l’aime déjà vraiment beaucoup et ils sont très beaux à voir. Il y a eu un peu de jalousie, mais dans l’ensemble, je pense qu’il a plus peur de me perdre et de perdre ses privilèges qu’il n’éprouve de colère contre elle puisqu’il adore jouer avec elle et est très doux. Il est juste un peu pataud. 33 livres contre 5 livres… Les luttes ne sont pas très justes, mais elle a du caractère et s’en sort très bien. J’avoue que ça me fait beaucoup de bien quand nous regardons un film à la fin de la journée et que je suis ensevelie sous les chiens. Ils sont si doux, bienveillants et chaleureux. Tant d’amour!

            J’ai eu un gros examen à l’université. Je pense que ça a été ok, mais à la fin j’étais raide morte. C’était en soirée et comme je ne suis pas tout à fait remise de mes ennuis de santé, je pataugeais un peu durant la dernière demi-heure. J’ai fini quand même dans les premières et je savais quoi faire et quoi dire, mais j’étais vraiment au ralenti. Je n’ai pas aimé ça. Je ne me reconnaissais pas, ce qui m’indique que je dois redoubler de soin pour que ma santé s’améliore plus rapidement. J’avoue avoir hâte que la session se termine cet automne. La covid m’a épuisée. J’ai aussi envie de reprendre certaines activités que je dois pour le moment laisser de côté pour être à jour dans mon travail. Écrire ici me fait du bien et me libère l’esprit pour être productive après. C’est pour ça que je le fais si souvent ces jours-ci. Ça m’évite de ressasser. 

             J’ai eu de bonnes nouvelles aussi. Le texte que j’ai écrit à la fin de l’été pour un magazine féministe a été retenu. Un de mes zines a aussi été acheté par une bibliothèque pour leur collection de zines. J’étais heureuse et fière quand j’ai reçu le message. J’en reparlerai parce que leur projet est intéressant. Enfin, dans mon groupe de travail, quelqu’un m’a demandé comment je faisais pour faire tout ce que je fais. Ça changeait des personnes qui essaient de me faire croire que je ne fais rien. Dans les faits, je pense que je fais plus de choses que bien des gens qui ne souffrent pas de stress post-traumatique complexe chronique et que oui, ça peut être inspirant pour certaines personnes. Il faut que je cesse d’écouter les personnes qui essaient de me faire croire que je ne suis pas assez dans la vie ou qui minimisent ce que je fais. Les gens qui apprécient mon travail existent et sont enthousiastes. Ça implique cependant de les trouver puisque je ne fais pas vraiment des choses qui peuvent avoir un très gros succès commercial (ce qui n’est jamais mon intention de toute façon). 

            C’est donc là que j’en suis, à remonter la pente de la santé physique et mentale. J’ai mentionné dans mon dernier billet que je ne fais plus de crises de panique quand je croise l’autre. Ça libère pas mal d’énergie, parce que c’est épuisant les crises de panique. Il reste que c’est difficile de se remettre d’une situation avec quelqu’un qu’on croise tout le temps et qui n’a fait aucun effort pour arranger les choses. Ça viendra avec le temps. C’est juste un peu plus long malheureusement. Je me suis remise de pire et j’ai confiance que j’arriverai à dépasser ça aussi avec le temps. C’est juste un rappel pénible de comment les gens se permettent de me traiter et je n’avais réellement pas besoin qu’on me fasse ça dans la vie. Je pense qu’absolument personne ne mérite d’être traité comme je l’ai été. Jamais. Je continue dans mon envie de célibat. Je dois réparer beaucoup de choses en moi abîmées parce ce que des hommes se sont permis de me faire et qui étaient insensées, même si j’imagine qu’ils s’inventent bien des raisons pour justifier leur comportement alors qu’il n’a pas de justification réelle. Je ne peux pas forcer les autres à réfléchir, à être honnêtes et à travailler sur eux. Donc je garde mon énergie pour moi. On verra si un jour quelqu’un agit de façon réellement bienveillante et respectueuse dans ma vie.  

            Bonne journée et à plus!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s