Un peu plus de vie

La semaine de « relâche » qui change toujours de nom est enfin arrivée. Avec le faux printemps qui est présent cette semaine et les prévisions de chaleur la semaine prochaine, je dois dire que cela m’aide beaucoup à aller mieux. Ça a été un hiver très difficile, mais, malgré le fait qu’il pourrait encore y avoir quelques soubresauts à la fin mars et en avril, ça fait du bien de savoir que le pire est derrière nous. 

            Je vais donc beaucoup mieux. Il est difficile encore pour moi de repenser à comment j’allais mal pendant plusieurs mois. L’an dernier, j’ai eu tellement mal pendant tellement longtemps que j’avais littéralement l’impression que j’allais mourir. Ce n’est pas une exagération, non. Je ne voulais pas mourir, mais j’avais l’impression que quelque chose allait lâcher en moi, n’en pouvant plus. Ça me faisait une douleur dans la cage thoracique. J’avais de la misère à respirer. Ça a duré des mois, étant seulement soulagée à certains moments pour de brèves périodes de temps. J’ai aussi passé une partie de ces mois en ayant l’impression d’être étourdie après avoir reçu un coup sur la tête. Ça fait ça, souvent, les remous relationnels. Ça fait des souffrances physiques aussi. 

            J’ai travaillé sur moi tout ce temps. En thérapie, mais aussi par moi-même avec des livres et l’écriture. Tout cela en travaillant à temps plein et en étudiant à l’université à temps partiel. En élevant un magnifique chiot aussi, bien sûr. Ça a été vraiment difficile et je sais que je dois prendre encore plus soin de ma santé maintenant parce que tout ce stress et cette violence ont beaucoup dégradé la santé de mon corps. Ma santé mentale aussi, même si ça va mieux de ce côté. Mon pied semble tenir la route enfin malgré quelques journées où c’est encore sensible. Je ne pourrai pas recommencer à courir cette année, mais je pourrai marcher plus, ce qui est un progrès. 

            Je réalise que j’ai plus peur des êtres humains qu’avant. Je pense qu’énormément de personnes ont besoin d’aller chercher de l’aide. Ce n’est pas un jugement. Je suis en thérapie moi-même et quand je dis à quelqu’un qu’il a besoin d’aide, ce n’est jamais une insulte, même si je sais que c’est perçu comme ça par les personnes incapables de se remettre en question et les personnes qui ont peur de la thérapie. Énormément de personnes avaient déjà besoin d’aide avant la pandémie, mais là c’est devenu vraiment effrayant. Il m’est arrivé une autre histoire cette semaine où j’ai dit à une personne qu’elle m’a blessée et elle a tourné la situation à l’envers pour se présenter comme la victime et essayé de me faire croire que j’hallucinais. C’est désespérant. La personne m’a finalement blessée encore plus. Cet homme avait pour preuve le fait que c’était moi le problème puisque je n’avais pas envisagé que je pouvais me tromper pendant la conversation… Ça fait entre 10 et 15 fois depuis que je le connais que je le vois adopter ce comportement et me blesser (celui à propos duquel je lui ai dit qu’il m’avait blessée). Dans ces conditions, il est absurde de me demander de croire que j’ai imaginé le problème, mais peu de gens s’arrêtent à ça. Il était selon lui plus violent de ma part de lui demander d’être plus respectueux et de questionner pourquoi il se comportait comme ça que le fait de me dire que j’hallucinais l’était… Les gens ne vont vraiment pas bien et vont parfois très loin sans jamais questionner la validité ni le droit qu’ils ont à adopter de tels comportements. Ça me fait peur et ça me donne souvent envie de rester seule. 

Je n’ai pas besoin de me remettre en question dans cette situation en particulier parce que je l’ai vu faire plusieurs fois. Ce que j’ai à remettre en question c’est encore une fois pourquoi je ne me suis pas éloignée plus tôt. Je pense qu’il y a aussi le phénomène de la misogynie intégrée qui joue inconsciemment dans son comportement. Il y a beaucoup d’hommes qui ont intégré l’idée que les femmes en colère sont hystériques. Dès lors, dès qu’ils ont une mésentente avec une femme, ils l’imaginent hystérique et échevelée en train de péter sa coche sans se rendre compte qu’ils ont intégré cette fausse image et l’applique injustement à l’autre, lui faisant par le fait même vivre une forme de violence. C’est vraiment pénible. J’ai aussi pu constater que cet homme a une forme de caricature de moi dans sa tête qui fait qu’il pense qu’à chaque fois que j’ai quelque chose à reprocher à quelqu’un ça veut dire que je pense que la personne est un affreux méchant manipulateur narcissique. Ce n’est pas le cas et c’est insultant de constater que des gens ont une opinion aussi minable de moi, une opinion qui impliquerait que je suis incapable de nuances et de faire la différence entre différentes situations. Ça me fâche, mais pas trop, dans la mesure où je sais mieux qu’avant qui je suis et que l’opinion des autres m’affecte moins. Je sais que le fait d’écrire ce blogue me met plus à risque de vivre ce type de situations aussi. 

Heureusement pour moi, j’ai de bonnes personnes dans ma vie, ce qui n’a pas toujours été le cas. Je rencontre aussi beaucoup de nouvelles personnes, surtout des femmes, dans mes cours d’art. J’y vais lentement, mais je pense qu’il y a des amitiés prometteuses au sein de ces personnes. Ça fait du bien. Je pense que c’est le fait d’apprendre et de pratiquer différentes sortes d’art qui me sauve. Le fait de construire une œuvre qui, bien qu’elle n’ait pas toujours une forme de reconnaissance (principalement parce que je ne la montre pas assez, les personnes la voyant l’appréciant généralement…), me nourrit et me plonge dans les sujets qui m’intéressent sans devoir subir le jugement des autres. Je parle moins de moi et de ce que je fais en général aussi. Je suis plus fermée, mais pas d’une façon négative. Je suis plus fermée au sens où je garde mon temps pour moi et je ne le perds plus trop souvent dans des situations où je sais que l’autre réagira mal et me fera sentir bizarre ou anormale. Qu’ils s’occupent de leurs affaires. Je m’occupe de mieux en mieux des miennes. 

J’ai effectivement commencé à mettre plus d’ordre dans mes projets et à rêver plus pour l’avenir, à identifier des façons de réaliser mes rêves et ça me donne de l’espoir bien qu’il y ait encore énormément de travail à faire. Je vais avoir besoin de fournir de gros efforts si je veux amener ma vie ailleurs. Je lis des livres sur la douance et les carrières, pour savoir comment mieux orienter mes efforts vers la vie qui me convient, en plus d’autres livres pour m’aider à améliorer ma vie. Il sera bientôt temps de canaliser plus clairement mes efforts dans la production de certaines choses qui pourraient m’ouvrir des portes. Je reste très mystérieuse, oui… Haha! Il devrait y avoir deux châles à vendre sur la boutique à la fin mars. Un mauve foncé et l’autre noir et doré. Le soleil me fait rêver à mon jardin. Vivement les vacances!

À bientôt!   

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