La vie

            J’ai lu beaucoup dernièrement et j’ai écouté plusieurs podcasts aussi. Ce matin, j’ai écouté un podcast qui s’intitule Feminist Wellness. L’épisode portait sur le fait de laisser les autres avoir tort à notre sujet. À la lumière de ce que j’ai vécu cette année et durant une bonne partie de ma vie, cet épisode m’a bien sûr été fort utile. Il m’a rappelé des choses que je sais, mais que j’oublie trop souvent. 

            Parmi ces choses, il y a le fait que le jugement que les autres portent sur nous parle toujours plus d’eux que de nous. J’ai pu vérifier amplement la véracité de cela cette année. Les interprétations de ma personne, de ce que je dis ou de ce que je fais frôlaient parfois le délire total. J’ai perdu un temps assez considérable à me poser des questions sur ces personnes et à parfois essayer de la convaincre de changer leur opinion. Le problème avec cela, comme l’expliquait si bien la thérapeute, c’est que la logique suffit rarement à changer ce que les gens pensent. Les gens pensent ce qu’ils pensent à cause de comment cela les fait se sentir de penser cela. Ils ne se demandent pas nécessairement pourquoi ils pensent cela, si c’est juste, quelles sont les preuves et…  Beaucoup de personnes questionnent très peu leurs opinions malheureusement. 

            Par exemple, mon ancien « ami » qui pense que je suis ignorante au point de croire que les gens ont des maladies mentales par choix et qu’on peut guérir l’autisme en lisant un livre, ne parlait pas de moi et ne me parlait clairement pas à moi parce que c’est impossible qu’une personne qui me connaît réellement, qui sait la quantité de connaissances sur la santé mentale que j’accumule depuis 15 ans maintenant, puisse vraiment penser cela. Il pense cela parce que cela le rassure sur lui-même. Ça le fait se sentir supérieur. Ça le réconforte par rapport à ses choix. Cette caricature de ma personne et de ce que je pense lui permettent de ne surtout pas avoir à remettre en question ses paroles et ses gestes. C’est ça que ça me dit sur lui et non pas que tout ce que j’ai lu depuis 15 ans et appris en thérapie est juste faux parce que ça lui tente que ce soit faux, parce que lui a besoin de se mentir à lui-même et qu’il veut que je me soumette à sa version des faits. 

            C’est juste un exemple parmi tous ceux qui me sont arrivés cette année. C’est une attitude qui me fait penser à celle des anti-vaccins qui croient, malgré toute la recherche, qu’ils savent mieux que ces personnes qui font la recherche, eux, assis dans leur salon et ne possédant que d’infimes connaissances sur le sujet. C’est aussi rationnel que ça de me suggérer de refouler ce que je vis, de boire, de me droguer, de penser à autres chose et… toutes des façons irrationnelles et néfastes de traiter une situation de traumatisme et le stress post-traumatique complexe chronique… Je devrais me taire, refuser tout ce que les chercheurs ont découvert et… tout cela pour le confort personnel de l’autre. C’est aberrant qu’on puisse même penser que ce soit une bonne idée de me suggérer cela. Ça peut seulement sembler une bonne idée à une personne qui refuse de faire le travail nécessaire sur soi pour guérir, une personne qui refuse d’admettre qu’elle n’a peut-être pas fait les bons choix pour aller bien quand quelque chose de grave lui est arrivé. Ça c’est se mentir à soi-même. Les gens sont libres, oui, de choisir de faire ces choses mêmes si elles leur nuisent à long terme. Là où je suis d’un avis différent de beaucoup de personnes, c’est sur le fait que je n’ai pas le droit de les juger. Je considère plutôt qu’à partir du moment où leur refus de voir la réalité en face et de se soigner les conduits à me faire du mal, à me faire vivre de la violence psychologique, je l’ai gagné, mon droit de juger leurs choix et j’ai le droit, oui, de les remettre à leur place et de les sortir de ma vie. 

            La chose qui devrait changer de mon côté, c’est le temps, la passion et l’énergie que j’investis dans le fait de faire changer d’idée ces personnes sur des choses que je sais et dont on veut me faire croire qu’elles sont fausses parce que ça ne tente pas à ces personnes de croire que toute la recherche est contre eux. Parfois c’est possible de croire une chose seul et que tous les autres aient tort, oui, on l’a vu maintes fois historiquement… mais parfois tu as aussi juste tort et il faut l’accepter et cesser de te mentir à toi-même et de nuire aux autres. La fuite, le refoulement, l’alcool, les drogues, le silence… ce sont des moyens faciles… Ce que les gens ne voient pas souvent c’est que ces moyens ont des limites et des effets néfastes très clairs. On sait par exemple aujourd’hui que l’esprit humain peut rarement refouler à l’infini. Il y a un âge où ça devient de plus en plus difficile de le faire. Il y a alors souvent un retour du refoulé qui montre que rien n’a été réglé et alors les personnes souvent s’effondrent complètement, parfois pour un temps, parfois pour toujours. C’est une des raisons pourquoi souvent les personnes qui ont par exemple été victimes d’agressions dans l’enfance portent plaintes très tard dans leur vie… C’est parce qu’elles ne sont plus capables de faire semblant que rien ne s’est passé… Il y a d’autres raisons aussi bien sûr, par exemple le temps nécessaire pour amasser du courage… mais c’est aussi souvent parce que les personnes se disaient à elles-mêmes qu’elles exagéraient,   que ce n’était pas si grave, que rien ne s’était passé, que leur père, leur oncle, leur coach de sport est incapable de faire ces choses et… et puis le refoulement et le gaslighting de soi-même cessent de fonctionner un jour sans qu’elles sachent pourquoi et alors cela devient évident que c’est arrivé et que la personnes les ayant agressées est ça, un agresseur, même si elle est aussi d’autres choses. 

            Donc non merci pour moi, le refoulement et me mentir à moi-même, ça ne m’intéresse pas. Je préfère appliquer la méthode que nous avons développée en thérapie et que j’ai aussi enrichie par mes lectures, parce que oui, ça fonctionne et oui, je guéris. Je vais bien maintenant, même si le début de l’année a été difficile. C’est la preuve que ça fonctionne. J’ai cependant juste perdu trop de temps à essayer de convaincre les autres de comprendre ce que je leur disais. Je pense que les gens comprennent quand ils sont prêts, quand leurs mensonges ne fonctionnent plus. Je sais que je fais ce qu’il faut. Je remets en question toutes les interactions difficiles que j’ai en thérapie. Contrairement à ce qu’on essaie de me faire croire souvent, ce n’est généralement pas moi qui agis de façon nuisible dans les situations, même si ce ne sont pas tous mes comportements qui sont parfaits. Je suis encore en thérapie justement, parce que je le sais. Je suis pas mal certaine cependant que les personnes qui m’ont blessée, elles, ont continué à s’enfermer dans leurs mensonges plutôt que d’aller chercher de l’aide et de réellement se remettre en question. 

            J’ai bien ri cette semaine en lisant Wired to Create, qui est un excellent livre sur la vie et la création dont je reparlerai plus amplement… Le chapitre qui m’intéresse ce matin est celui où il est mentionné que les personnes avec un fort potentiel créateur et/ou une activité créatrice intense sont des personnes qui acceptent toutes les émotions et tous les états de la vie. Ce sont aussi des personnes qui ont tendance à ressasser après des événements malheureux et/ou difficiles. Le ressassement n’est pas malsain (durant un certain temps, du moins). Le ressassement est la manifestation de l’esprit qui cherche à faire sens avec l’expérience… et de cette possibilité de faire sens avec des choses qui semblent souvent aberrantes relever de l’horreur, naît une augmentation du potentiel créateur. C’est drôle, hein, comment la recherche sur la créativité montre que ce que plusieurs personnes essaient de me faire croire anormal dans ma personnalité (ma tolérance aux émotions difficiles, mon refus de les chasser rapidement, ma curiosité pour les états limites et la mort et…) est en faire tout à faire normal chez les personnes créatives? … et chez les surdoués d’ailleurs… mais j’y reviendrai une autre fois. 

            Donc c’Est fini les discussions stériles avec des personnes déterminées à me manipuler et à ne pas vraiment voir qui je suis. Comme disait la thérapeute ce matin : il y a des personnes qui sont déterminée à ne pas vous voir réellement, qu’elles en soient conscientes ou pas, et il ne sert à rien d’essayer de les forcer à le faire. Vous vous épuiserez et vivrez encore inutilement de la violence qui vous blessera. Je vais tâcher d’avoir vraiment retenu la leçon cette fois et de vivre en m’éloignant plus rapidement des personnes qui ne veulent pas me voir ni me connaître, des personnes qui sont prêtes à me violenter pour avoir raison même si tout ce que j’ai lu (et qu’elles ignorent et à propos de quoi elles n’ont aucune curiosité réelle) me dit qu’elles ont tort. Il y a des personnes qui préféreront toujours mentir à mon sujet et essayer de me détruire plutôt que de se remettre en question elles-mêmes. C’est un effort vain que de vouloir contrôler leur opinion et je n’ai plus de temps à perdre. Comme dit le dicton dont je ne sais plus à qui il est attribué : Ce que les autres pensent de moi ne me regarde pas.   

            Bonne fin de semaine! 

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