Les blessures

Ce qui était le plus choquant, je pense, dans le fait d’écouter cette femme tenir des propos homophobes comme si c’était normal et ensuite se plaindre qu’elle avait le droit de penser ça, c’est à quel point les gens sont rendu décomplexés de tenir des propos haineux et mensongers . Comment aussi les gens n’ont pas compris que leur liberté d’expression s’arrête là où les droits des autres commencent. Ça veut dire que non, tu ne peux pas dire n’importe quoi juste parce que tu le penses. Ça m’a fait penser aussi à ma collègues qui tenait des propos mensongers à mon sujet. Elle est allée tellement loin dans la diffamation, c’était presque incroyable. Il faut vraiment qu’elle me haït profondément pour avoir essayé de détruire la vie et mon avenir à ce point. Et non, je n’ai jamais rien fait qui mériterait ce genre de traitement de sa part à part exister… comme les homosexuels dans l’histoire de l’autre femme étrange.

Je suis tombée sur ça dans ma lecture aujourd’hui. Ça résume des choses dont je parle régulièrement ici:

C’est fou quand même à quel point il y a du travail à faire socialement sur le plan des idées et sur l’explication des droits des êtres humains…

Je me suis rendue compte que les horreurs que j’ai subies au travail étaient en train de gâcher ma démarche thérapeutique dans mon groupe de soutien pour les femmes ayant vécu des violences sexuelles. Il a fallu que je sois remise sur le chemin de m’occuper de moi en fait. J’étais complètement en train de gâcher ma chance de traverser cette expérience. J’étais encore trop happée par les événements au travail. Mais là je reviens à la réflexion sur ce que j’ai vécu. On m’la demande de rester dans ma tristesse un temps. Je dois penser à l’immense peur qui m’habite aussi par rapport aux relations.

Aujourd’hui j’ai compris que j’ai en partie peur des autres, peur qu’ils me poussent à vouloir me faire du mal, voire me détruire, comme ça m’est arrivé dans le passé.

Oui il y a ce que les hommes m’ont fait.

Cette expérience au travail répète cependant ça aussi. C’était une sorte de mise à mort. Une tentative de me faire taire. Une tentative de me faire perdre mon travail après. Une immense perte de temps pour tout le monde, surtout la direction. C’est épeurant. Ça a vraiment frappé fort dans ma vie et mon être.

Mais ce que ça me dit c’est que j’ai besoin de meilleures relations. J’ai aussi besoin de vraiment prendre beaucoup soin de moi.

Je ne suis jamais restée dans une situation malsaine parce que j’étais conne même si on a essayé de me le faire croire souvent (moi y compris). Je suis toujours restée parce qu’il y avait quelque chose que j’aimais et qui importait pour moi, que ce soit avec les hommes ou dans mon travail. J’espérais toujours aussi que les autres grandirait.

J’ai compris que ça n’arriverait pas.

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