Il me reste encore quelques petits trucs que je trouve importants à dire sur la nature de la violence. Tout le monde se promène dans la vie en pensant savoir ce qu’est la violence, mais en fait peu de gens en ont une compréhension claire. Ça peut être difficile quand on n’est pas certain, de déterminer ce qui est violent et qui est violent dans une situation. Le vrai critère (et vous pouvez ne pas être d’accord si vous voulez, mais je m’en fiche, parce que je vais rester du côté de la recherche sur le sujet et de la loi et non de votre opinion) c’est de déterminer s’il y a une volonté de prise de pouvoir dans une action ou chez une personne. La personne violente est toujours toujours celle qui essaie de prendre le pouvoir. Cette prise de pouvoir peut avoir différentes formes. Il peut s’agir de choses évidentes comme frapper quelqu’un pour l’immobiliser, si le geste n’est pas auto défensif, c’est clairement de la violence. Mais il y a aussi des prises de pouvoir plus subtiles, par exemple rabaisser l’autre pour lui faire manquer de confiance en lui et qu’il soit plus facile de le contrôler… ou encore mentir au sujet de quelqu’un dans l’espoir de lui faire perdre son travail, la prise de pouvoir étant ici dans le fait de s’attribuer un droit d’exercer un contrôle sur le cours de la vie de l’autre et de lui enlever son moyen de subsistance… C’est ça la violence. Pas juste le fait de subir quelque chose qu’on trouve désagréable, pas juste se faire dire quelque chose qu’on n’a pas envie de savoir ou de voir à propos de soi-même. Se faire remettre son comportement dans la face et devoir assister aux effets secondaires de son comportement nuisible sur l’autre, ce n’est pas de la violence. La violence n’est pas une violence question de sensibilité. C’est une question de pouvoir. Toujours.
Est-ce que ce blogue est de la violence parce qu’il n’est pas toujours gentil avec les autres ni avec leurs comportements. La réponse est non. Il ne vise aucune forme de contrôle sur qui que ce soit. Il vise une prise de conscience chez les personnes réellement violentes et une diminution de la solitude chez les personnes qui subissent de la violence. Est-ce que ça doit être agréable pour les personnes qui ont commis des actes violents dans la vie de lire ce que j’écris au sujet de leurs comportements et de leurs effets sur ma vie? Probablement pas. Je ne les force pas à le faire. Pas de prise de pouvoir. Juste une exposition et une critique des faits. Est-ce que ma façon de le faire est digne d’un moine bouddhiste? Non. Ce n’est pas de la violence pour autant. Il existe des comportements qui ne méritent pas de respect. C’est un fait. Mentir au sujet d’une personne pour lui nuire auprès de son employeur? C’est de la violence et en plus un comportement illégal. Ce n’est pas ma définition personnelle et ça ne dépend pas de ma sensibilité. C’est la loi. Est-ce de la méchanceté de parler des choses qui sont réellement arrivées dans ma vie et qui m’ont fait du mal? Non.
Pour ce qu’il en est de la question qu’une personne dont je parle soit reconnue ou pas, c’est son problème. Les personnes dont je parle ici ont réellement fait ce que j’ai dit. Si elles choisissent d’agir de cette façon dans la vie des autres, il y a des conséquences. Que j’en parle est une bien petite conséquence. Ça pourrait être bien pire si je choisis de compléter toutes les procédures que j’ai le droit de faire sur le plan légal. Les êtres humains sont responsables de ce qu’ils font et doivent en assumer les conséquences. C’est la vie. C’est le monde dans lequel nous vivons.
On entend souvent les personnes violentes prétendre que si on sait ce qu’elles ont fait, ça nuira à leur vie, à la façon dont elles seront perçues par les autres. Je répondrai à ces personnes que c’est ce qu’elles font, nuire dans ma vie sans se poser de questions et sans se mettre à ma place. La différence c’est que je n’ai rien fait d’autre que d’exister et de vivre ma vie pour subir cette nuisance. C’est donc la nuisance que je vis qui est injuste et non celle qui est le résultat de vos choix.
Encore une fois, si parler de votre comportement vous nuit, changez votre comportement.
Bonne fin de semaine!
