Mon deuil

Attention, il sera question de mort.

Quand j’ai appris la mort de mon ex par le message reçu d’une femme, j’ai préféré l’apprendre comme ça, comme j’ai dit, mais en même temps j’ai ressenti beaucoup de pression. La personne me disait qu’elle savait que je ne lui parlais plus, mais que ça devait bien me faire quelque chose quand même! Comme si le fait que je n’avais pas écrit à ce sujet sur les réseaux voulait dire que ça ne me faisait rien. Alors j’ai écrit quelque chose. Puis, autre chose. Puis j’ai publié une vidéo qu’une autre femme m’avait envoyée que je trouvais très cute parce qu’il y était très jeune et très poli. Puis j’ai pas mal arrêté. J’ai écrit ce que j’avais à dire sur mon blogue parce que ça avait plus sa place là, selon moi. Parce que ce n’était pas pour avoir de l’attention. Parce que j’avais l’espace pour y faire des nuances.

Ce sont des textes que j’ai écrit de façon rationnelle. Pas en larmes. Pas en état de rage non plus. Je les ai écrits en montrant et en cachant des choses. J’ai choisi en me demandant à chaque fois ce qu’il aurait dit de ce que je disais. J’ai fait mes choix en fonction de ce que j’ai su et vu de lui pendant les 11 années où il a été dans ma vie.

Je n’ai pas été douce avec les personnes qui m’ont fait du mal dans le milieu littéraire. Je n’ai aucune obligation de l’être. Je ne cherche pas à être aimée. Je ne cherche pas non plus à plaire. Je dis ce que je pense qu’il est important de dire, que les gens en soient heureux ou pas ne change pas grand-chose à la fin. Je sais ce que j’ai vécu.

Je l’ai fait parce que je suis capable de regarder l’horreur en face sans crier que c’est terrible pour moi ou réduire sa mort à ma souffrance personnelle. Il y a des personnes à qui ça a fait du bien et qui m’ont remerciée. De rien. C’était ça mon but. Il y a probablement aussi des gens à qui ça a déplu. Je m’en fiche. C’est mon expérience et mon espace pour dire ma vérité.

Maintenant j’ai remis les textes privés et ce sera aussi le cas du reste de mon deuil. Il est l’un des êtres humains que j’ai le plus aimé dans ma vie, malgré le mal qu’il m’a aussi fait. Ça m’appartient. J’en dis ce que je veux en dire. Je garde pour moi ce que je veux garder pour moi. Je n’ai pas à faire un spectacle de ma douleur sur les réseaux sociaux. Je n’ai pas besoin que les autres l’authentifient. Elle est là dans mon cœur. Je la porte à tous les jours.

Personne n’a à me dire comment la vivre.

J’aurais une semaine très occupée.

Je reviendrai.

Prenez soin de vous.

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