Encore les autres sphères de la vie et un petit peu de l’autre là…

Je suis heureuse du début de ma session. Malgré les problèmes qu’il y a eu avant le début de la session, mes autres relations avec la majorité de mes collègues se passent bien. Je n’ai pas vraiment vu ceux qui me posent habituellement problème donc ça va. Je me sens bien et mon stress diminue un peu. Ça se passe super bien avec les élèves. Ils sont gentils et curieux comme d’habitude. Ça fait du bien. Ils sont aussi satisfaits de mes choix et de ce dont je leur parle, même s’ils doivent inévitablement s’ennuyer ici et là… mais c’est la vie. Je suis professeure, pas clown. Une professeure pouvant être quand même très drôle.

Je suis heureuse de mes projets et progrès en tricot aussi. J’ai vendu vraiment beaucoup de petites mitaines. Il va falloir que je fasse aller mes aiguilles pour en fabriquer d’autres. À chaque fois ça va dans mon projet de nous acheter une petite maison aux chiens et à moi… pour que nous soyons en sécurité. Ils vont bien eux aussi en passant, mais ils sont vraiment tannés de l’hiver et je les comprends. Moi non plus je ne le supporte pas si bien cette année. Mon taux de fer doit déconner encore… Heureusement que je tricote finalement! Mais ça ne règle pas tous les problèmes. Hier je suis allée donner une couverture à un monsieur en situation d’itinérance que j’avais croisé en sortant le chien. Je ne pouvais pas imaginer à quel point il devait avoir froid avec le peu de vêtements qu’il avait sur le dos. Ma belle-sœur a dit que j’étais gentille. J’ai répondu que c’était le monsieur qui était gentil parce qu’il m’aidait à vider mon appart avant que je finisse par déménager. J’aurais bien voulu lui donner autre chose mais je n’avais rien à sa taille.

Je suis encore affectée par l’affaire de la semaine dernière mais ça va mieux peu à peu. Si ça avait été juste la phrase blessante je me serais simplement éloignée en comprenant qu’elle ne me respectait pas et ne se souciait pas de ce que je vivais… J’aurais écrit un ou deux billets et ça aurait été fini. Mais les menaces ça n’a pas passé. Vraiment pas. On ne me fera jamais croire que je suis méchante de parler des manques de respect et de la violence que je vis. On ne me fera pas avaler non plus le mensonge voulant que je le fasse par envie de détruire les autres. Ce n’est pas le cas. La méchanceté et l’envie de détruire sont dans les gestes et les paroles des personnes qui m’ont blessée à la base. Pas dans le fait que j’en parle après. Les choses que je nomme comme des violences en sont. Ça fait des années que je lis sur le sujet. Je ne fais pas juste radoter n’importe quoi qui me passe par la tête.

J’aime ma vie. Elle est simple et riche en même temps. Je devrais pouvoir la vivre en paix sans subir cette constante agressivité. Je devrais être capable de prendre parole sans subir des personnes qui m’invente un faux ton agressif et des intentions malveillantes parce qu’elles préféreraient que je cache leurs comportements malsains. Figurez-vous qu’elle essayait de me fait croire qu’elle ne serait jamais capable de parler contre moi alors qu’elle venait de me parler contre un gars dans les jours prédécentes et de rire de sa vie parce qu’il allait encore dans les bars à son âge. Je la crois qu’il l’a blessée, mais ce n’est pas nécessaire de rire de sa vie présente. Il n’y a pas d’âge pour aller dans les bars. Les gens sont libres de mener la vie qui leur plaît sans faire rire d’eux et je ne comprends pas pourquoi ça dérangerait qui que ce soit.

Personnellement, ce qui me dérange, c’est qu’on se moque des autres inutilement. C’est pénible, inutile et violent. C’est super fréquent aussi. Ça m’arrive tout le temps. Eh bien oui: je me couche et me lève tôt. Je préfère rester à la maison avec les chiens à faire des choses que j’aime que de me forcer à sortir et épater la galerie avec à quel point je suis branchée. Je ne le suis pas. J’aime généralement faire des choses plutôt calmes et discrètes. Je suis comme ça. Mon système nerveux est scrap. J’aime faire ce qui me permet de vivre les plus sainement. Quel ridicule! Allez-y: tordez-vous de rire… mais prenez quand même une seconde pour vous demander pourquoi vous avez un tel besoin de rabaisser ma vie.

Laisser un commentaire