Bon j’ai mis n’importe quel numéro pour rire de moi un peu…
Ça arrive souvent qu’on me reproche de mentionner que je souffre d’un trauma complexe. Il y a plusieurs raisons à cela. La principale est parce que c’est important pour moi de prendre mes responsabilités et d’informer les autres. Elle est aussi combinée souvent à une autre raison qui est: parce qu’on ne m’entend jamais et qu’on ne le prend jamais en considération. Qu’est-ce que je veux dire? C’est comme si vous mentionniez que vous êtes allergiques aux arachides et qu’on vous mets une poignée d’arachides dans votre assiette à votre insu tout en faisant semblant de ne pas vous avoir entendu.
Le trauma complexe ça vient du fait d’avoir vécu plusieurs traumatismes, la plupart du temps dès l’enfance par des figures d’attachement en qui vous auriez du pouvoir avoir confiance. Il y a d’autres scénarios possibles, mais c’est le plus commun. Dans mon cas de multiples autres traumatismes se sont ajoutés par la suite. Aujourd’hui, je suis extrêmement vulnérabilisée par ce que kali vécu a de nouveaux épisodes durant lesquels mes symptômes vont en quelque sorte prendre feu.
C’est un peu ça qui s’est passé durant les derniers mois. J’ai été exposée à un choc immense au début de l’année, un choc qui aurait pu résulter en un épisode de stress post traumatique même pour une personne qui n’est pas fragilisée comme je le suis. C’était comme recevoir une vague de haine aveugle dans la face. Parce que je travaille depuis longtemps sur la santé mentale et parce que j’ai accepté d’augmenter un peu la dose du médicament qui calme mon système nerveux, j’ai réussi à être fonctionnelle pendant plusieurs mois. J’ai vécu un autre choc très violent quelques mois plus tard et depuis mes symptômes sont en feu et on a mis du gaz dessus par inadvertance il y a quelques semaines. Et maintenant je suis épuisée et mon corps et mon cerveau n’en peuvent plus.
N’en déplaise aux personnes qui aiment croire et dire des choses fausses, on ne peut pas arrêter des symptômes de trauma complexe par la volonté. On ne peut pas réparer l’amygdale ni l’hippocampe en deux semaines… Peut-être jamais. Le fait est aussi que j’étais parfaitement fonctionnelle avant ces incidents, même après le premier. Je dirais que j’étais rendue à 90% de ma capacité de fonctionnement après le premier. J’ai réussi à fermer cod groupes malgré ce que je traversais en plus de faire une partie du travail d’un collègue. J’ai aussi réussi à terminer deux cours universitaires avec deux A malgré tout ça.
Le deuxième coups à frappé plus fort pour différentes raisons que je n’expliquerai pas pour ne pas parler de choses dont je ne peux pas parler. Le fait est que je ne suis pas surhumaine même si je suis extrêmement forte et résilience. Le fait est aussi que je ne devrais pas avoir à subir ce genre de violence. Jamais. Encore moins dans le contexte où ça s’est produit.
Les gens imaginent souvent que ça prend des grands événements pour souffrir de stress post traumatique. Ce n’est pas toujours le cas. Ça se développe souvent à la suite de harcèlement psychologique. Comme quand j’avais le harceleur qui passait sans arrêt devant chez moi. Chaque passage dans mon espace est une micro agression. Tout comme chaque commentaire mesquin que je reçois au travail est une micro agression. Si je vois piqué avec une aiguille à tricoter une fois, ça ne fera pas très mal avec le bout peu arrondi. Si je le fais vingt, voire cinquante ou cent fois, là vous finirez par avoir extrêmement mal. Si en plus de subir des micro agressions, on en subit par plusieurs personnes et qu’en plus elles vous font subir du gaslighting en essayant de vous faire croire que c’est vous qui êtes susceptibles, alors là on est en plein harcèlement, oui. Et c’est traumatisant. Et si ça dure vraiment longtemps, ça se pourrait bien, oui, que vous deveniez sèche et impatiente. C’est une réaction normale dans ce contexte. Pas une preuve que c’est vous la méchante.
Enfin…
Ce que bien des gens ne savent pas, c’est que j’ai passé des années à travailler sur moi en thérapie pour devenir capable d’être professeure malgré le trauma complexe. Et j’en suis une bonne. Et là on a violemment scrappé tout ce travail que jlavais fait en ne se souciant absolument pas de l’impact que ça aurait sur ma vie. Et je ne sais pas si je serai capable de refaire ce travail. J’avais été tellement gaslightée enfant que j’étais certaine d’être stupide et de n’avoir rien d’interessant à dire. J’étais incapable de lever la main en classe pour poser une question jusqu’à la fin de mon doctorat ou presque… jusqu’à l’avant dernière année, je dirais. C’est un travail immense que j’ai fait.
C’est horrible pour moi de constater que tout ça a été détruit sauvagement par des personnes qui elles n’ont pas fait le travail nécessaire sur elle pour ne pas violenter les autres.
Donc oui… face à tout ça, des fois, je deviens impatiente. C’est normal et justifié. Tout le monde le deviendrait à force de se faire pousser volontairement en bas d’une montagne qui était si difficile à gravir.
Je pense qu’une partie de ma vie est probablement terminée et que j’aurai des deuils à faire. C’est horrible, mais j’aurai la force de découvrir d’autres vies. Un petit pas à la fois, je sortirai du trou dans lequel on m’a si vicieusement poussée.
Et pour les personnes étranges qui me disent qu’ils ne voient pas que je suis harcelée, ben oui… je vais t’appeler la prochaine fois à l’avance quand la personne qui me harcèle va m’annoncer qu’elle va venir me faire subir une micro agression… tsé…
Et tout ça:




J’espère que vous comprenez mieux.
Au lit! J’ai besoin de protéger ma santé physique et mentale. J’ai fait des démarches pour documenter ma situation et pour avoir une autre forme de soutien relationnel… parce que c’est moi le problème… tsé… je ne me remets tellement pas en question que je passe ma vie en thérapie… mais c’est moi le problème. Je dois bien être l’être le plus imparfait de la terre, hein? Dit-elle, la face enflée de sa réaction allergique aux arachides volontairement mises dans son plat par une personne qui savait qu’elle était allergique.
À plus