Trauma complexe #595-3

Un jour je vais faire la liste complète de toutes les horreurs qui m’ont été faites et dites dans cet endroit. Je l’avais commencé il y a un moment, mais il y a plus, beaucoup plus. C’est entre autres le seul endroit dans ma vie où j’ai été rabaissée parce que j’ai un doctorat… ce qui n’est pas particulièrement édifiant pour un établissement d’enseignement supérieur…

Je pense que c’est aussi important de souligner qu’aucune des choses que moi j’avais signalée n’a été adressée. L’évènement de base, le harcèlement de groupe de février, n’a jamais été réellement examiné… comme par hasard une collègue m’avait demandé quelques jours plus tôt comment ça s’appelait quand tout un groupe se tournait contre quelqu’un…

J’ai trouvé ça:

J’ai subi tout ça. Ça vient de ce livre:

La couverture est très laide, mais le contenu est très pertinent. J’ai vécu bien d’autres choses aussi. Je vais résumer comme ça ce que j’aurais à dire:

À partir de demain matin je vais me concentrer seulement sur le fait de guérir et de me donner une chance d’avoir une plus belle vie dans l’avenir. Une vie où la violence ne sera pas normalisée ni minimisée. Je vais réussir.

J’ai compris aussi en lisant sur ce que j’ai vécu et sur la blessure qu’est le trauma complexe (qui n’est pas une maladie mentale… je le répète), c’est que je n’ai plus assez de facteurs de protection et que j’ai trop de facteurs qui me mettent à risque, genre avoir vécu tous ces traumas, mon ex qui s’est suicidé il y a moins de deux ans, toute la violence que je vis au quotidien au travail et… J’ai besoin de développer mes facteurs de protection. Parce que c’est la principale chose sur laquelle j’ai du contrôle.

J’ai réalisé aussi que j’ai dépensé tellement d’énergie à survivre à toutes ces micro agressions en essayant de faire mon travail que j’ai beaucoup négligé ma vie personnelle. Je rentrais toujours vidée. Pas par le travail, par les violences psychologiques. Ces violences ne parlent pas de moi, non. Je sais que je n’y ai pas toujours réagi de la meilleure façon, mais ça n’avait pas à être le cas. Je n’aurais jamais dû vivre ça. C’est ça la vérité. Et je n’ai pas à réagir parfaitement à la violence, aux préjugés, aux frustrations et aux projections des autres. C’est à ces personnes de travailler sur elles-mêmes. Leur violence leur appartient et parle d’elles. Pas de moi. Aucune de ces personnes qui parlent de moi en mal n’a jamais sincèrement fait l’effort de me connaître:

J’ai besoin d’être bien entourée. Par des personnes respectueuses. J’ai besoin d’avoir du calme, de la paix. Pas de faire abîmer mon système nerveux déjà amoché par des personnes qui confondent leur mesquinerie avec la vérité et qui pense que crier c’est la seule façon de s’affirmer. Je n’ai rien halluciné, non. Une de mes amies a déjà travaillé là et elle en dit encore que c’est un vrai nid de serpents. (Avec des bonnes personnes au travers).

Donc je retourne demain à aménager mon existence de façon à ne pas subir sans arrêt de la violence et à pouvoir guérir. C’est nécessaire. Parce que là j’ai l’impression d’être en train de mourir.

Je vais aller faire ça:

Je mérite mieux que ce que je subis.

Ce que je subis est inacceptable et anormal. La loi me l’a confirmé.

À plus!

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