Pourquoi ça ne sert à rien de continuer à parler de ce que j’ai vécu au travail? Parce qu’il y aura toujours des personnes qui ne vont pas bien, qui ne s’occupent pas de leurs problèmes, qui sont incapables de se remettre en question, qui sont méchantes et… J’ai appris aussi que mon département a été comparé à une « famille » par plusieurs personnes… ce qui est l’excuse la plus commune au Québec pour minimiser le harcèlement en milieu de travail… alors que dans toutes les familles il y a des comportements toxiques par rapport auxquels les membres de ces familles vivant dans la déni, excusent, justifient et… À 19 ans j’ai quitté ma famille toxique parce que je n’accepte pas le déni, les excuses et les justifications. Les problèmes, ça se travaille et c’est la responsabilité de chacun. J’ai fait tout ce que je pouvais. Le reste appartient à mon syndicat. Ma mission, moi, maintenant, c’est de m’occuper de ma santé et de ma vie. C’est ce que je fais.
J’ai vraiment fini de parler de ce qu’il s’est passé au travail maintenant.
Donc je m’occupe de ma santé et de ma vie. Ça ne va pas encore vraiment mieux, mais la fatigue et les douleurs aux jambes continuent de diminuer progressivement… puis il y a des journées où l’horreur de la situation remonte et où je pleure toute la journée. Ce n’est donc pas réglé et je ne sais pas quand ça le sera. Je sais que je continuerai toute ma vie à travailler sur moi, à m’informer et à être la meilleure personne que je peux être. Même si beaucoup d’autres personnes ne le feront jamais. Je sais que je ne suis pas comme ces personnes. Je sais que je n’aurais pas bonne conscience si je ne continuais pas à vouloir me remettre en question et grandir.
Les belles journées de l’approche de l’automne me font du bien. Je garde les fenêtres ouvertes. Je me force à être active de différentes façons pas trop exigeantes une partie de la journée, puis je me repose. J’en ai besoin. Je lis beaucoup aussi. Principalement sur la santé physique et mentale et sur mes droits. Je vois mon médecin le 10 octobre. On verra où j’les serai à ce moment.
Je suis fière de moi d’avoir fait tout le chemin que j’ai fait dans ma vie et d’avoir été aussi résiliente. Je suis fière de m’être autant battue. Je vais traverser le cauchemar présent comme j’en ai traversé d’autres avant. J’ai bien l’intention que les choses soient différentes à l’avenir. Parce que je mérite une plus belle vie dans laquelle mes différences et mon chemin de vie sont respectés.
Une des choses que je dois déconstruire au moins partiellement durant mon congé de maladie est ça:






J’ai le droit au respect de mon intégrité physique et psychique.
J’ai le droit de vivre.

Je vous laisse sur ces bons mots:
Je vais aller voir le beau soleil de fin d’été avec les chiens un peu.
À plus!