Ça a été une bonne journée aujourd’hui. J’ai réussi à m’extraire de l’anxiété liée au retour au travail afin de travailler sur d’autres choses qui comptent vraiment pour moi. Les livres du jour:


J’approche vraiment de la fin de mes lectures ou relectures pour mon livre. J’ai hâte. Ça a été toute une montagne de travail. Pour le prochain je serai mieux organisée. J’espère être aussi moins interrompue par des histoires traumatisantes. Je suis infiniment tannée.
Pour l’automne, je vais rester le plus possible dans mon bureau et me concentrer sur les élèves et les quelques personnes en qui je sais pouvoir avoir confiance au travail. Je ferai bien mon travail comme d’habitude. Je pense que les élèves aimeront ce que je leur ai préparé. Ça devrait aller.
Il reste que tout cela m’informe quand même que je vais mieux que beaucoup de gens et que le travail que j’ai fait sur moi fait une grosse différence. Il faudra quand même que je trouve une solution. Les commentaires étranges et dénigrants, la plupart du temps faux, m’épuisent. Je ne sais pas comment on peut être aussi immature et aussi pleine de poison que certaines de ces personnes. C’est comme si on ne leur avait jamais appris à vivre en laissant les autres tranquilles. Comme si elles ne s’étaient jamais remises en question.
Je vais entrer, faire mon travail, puis sortir. Ça va s’arrêter là. Ma vraie vie est ailleurs, dans les autres sphères de ma vie où on m’encourage, où on trouve que je suis une bonne personne intelligente, où on ne passe pas son temps à essayer de rabaisser tout ce que je fais et à le transformer en quelque chose de mesquin, où on me dit que je suis inspirante, pas décourageante, où je reçois des mentions d’excellence (comme ça a toujours été le cas en littérature avant que je commence à travailler là et que des langues de vipères se mettent sur mon dos… ce qui ne veut pas dire que ce que je fais maintenant est moins bon… ça ne les intéresse pas en fait ce que je fais… Je ne les intéresse pas vraiment. Elles ne me connaissent pas.). Cet ailleurs là existe, oui. S’il n’existait pas, je pense que je serais déjà morte.
J’ai été mieux traitée cette fois que dans le passé. Je reste quand même avec un sentiment d’injustice. Je suis heureuse que les mensonges racontés à mon sujet aient tous été démontrés faux. Ces personnes me projettent des choses dessus. Je déteste les personnes qui sont dans l’aveuglement et dans le déni. Je déteste aussi les personnes malhonnêtes. Je déteste les personnes qui vivent dans les préjugés et maltraitent les autres au nom de ces préjugés. Ce n’est pas pour rien qu’aujourd’hui j’étudie en criminologie. Je suis pour la justice, moi. Pas pour les mensonges ni les apparences. Pas pour les jugements mesquins et encore moins pour les cliques. Je suis pour le respect des droits de chacun.
En écoutant la baladodiffusion sur les HPI, j’ai compris un de mes problèmes de comportement au travail. Je ne m’en étais pas aperçue, mais je suis encore cette élève qui a fini le travail avant tout le monde parce qu’elle a une vitesse de traitement de l’information plus grande et qui devient turbulente pour les autres qui n’ont pas fini. Ma turbulence c’est aujourd’hui surtout de parler trop ou de me permettre de faire autre chose une fois que j’ai fini mes tâches (en bonne partie parce que certaines collègues ne me permettent pas de faire d’autres tâches qui pourraient m’intéresser depuis des années… maudite clique…). Donc je vais moins parler. Au secondaire on me permettait de lire en classe parce que j’avais toujours fini avant tout le monde. C’est la continuité de ça… au fond. Ma différence n’excuse pas les mensonges qui ont été racontés à mon sujet pour autant. Il faudrait apprendre à poser des questions dans la vie plutôt que de constamment sombrer dans des interprétations négatives et destructrices. Comme cette femme qui essayait de faire croire que je n’étais pas au travail…. Alors que j’étais cachée dans mon bureau le plus possible sur les conseils d’une psychoeducatrice pour éviter justement les commentaires violents et destructeurs… parce que j’avais déjà tout essayé pour y échapper… commentaire qui ne tient pas non plus compte du fait que nous sommes autorisés à faire une partie du travail à la maison…
Je vais mieux. J’ai compris aussi d’où vient en bonne sortir mon mal-être depuis des années, mais ce sera une histoire pour une autre fois.
Un petit coup de Barb pour la route :


Et cette belle jeune femme malpolie qui répète ce que nous savons tous déjà:
J’ai aussi vu cette chenille aujourd’hui. C’est la chenille du plus gros papillon de nuit que nous avons au Québec. Elle le est jolie et immense. Plus grosse que mon index:

J’ai attendu qu’elle ait fini de traverser le trottoir pour continuer ma route. Je ne permets pas qu’on écrase une seule vie de plus.
À bientôt!