À chaque fois que je pense involontairement à ce qu’il s’est passé au travail, il faut que je me secoue la tête et un « Ark! » sonore me sort de la bouche. J’ai lu beaucoup sur le harcèlement ces derniers jours même si j’avais déjà lu beaucoup sur le sujet. Ça me fait du bien. Ça me décourage en même temps. C’est presque mot à mot ce que j’ai vécu. Ce qui rend encore plus grand l’écart entre ce que je sais et ce qu’on me dit à l‘extérieur de mon travail par rapport à ce que mes collègues essaient de me faire croire. C’est vraiment ridicule la malhonnêteté et l’ignorance. Il y a des deux. Je ne suis pas toujours certaine de qui est quoi. Oui des fois c’est lié à des types de personnalité, mais aussi souvent à ce que les gens ont appris et qu’ils n’ont jamais questionné… et qu’ils répètent… aveuglément… blessant les autres autour parce qu’ils sont incapables de se remettre en question ou de questionner les croyances qu’on leur a transmises. Mais oui, il y a aussi des gens qui savent ce qu’ils font et j’ai trouvé mon plan pour ça (qui n’implique aucune menace ni chose illégale parce que je ne suis pas comme ces personnes) pour le temps où j’aurai encore à être exposée à ces comportements. Ça aura une fin d’une façon ou d’une autre.

Ces personnes doivent s’estimer chanceuses que je ne sois pas leur patronne parce qu’il y en a une ou deux qui auraient perdu leur emploi immédiatement après ces conneries… mais ça aura une fin. Je trouverai comment. J’ai quand même élaboré des stratégies pour être moins affectée. Je ne vais plus me laisser gâcher la vie. Ça c’est certain. C’est une promesse que je me suis faite, tout comme je me suis promis de ne plus jamais me laisser faire en empruntant une part de l’énergie de JS après sa mort. De façon symbolique, là… J’essaie d’être précise puisque des gens qui apparemment ne savent pas très bien lire essaient de me faire passer pour folle. Si vous voulez vraiment comprendre à quoi ça ressemble réellement une crise psychotique et que vous n’avez pas envie de lire un livre, je vous conseille la série sur le Voyeur pyromane de Québec qui est sur Illico. Vous pourrez constater par vous même que ça n’a rien à voir avec ce que j’écris ici… et en plus Robert Lepage, qui était ami avec France Lachapelle, une des victimes, est adorable.
Ark!
Ça me répugne juste de repenser aux mensonges qu’elles ont inventé… C’est normal être en état de choc après un événement de harcèlement de groupe. C’est en fait la réaction la plus normale et ce prend beaucoup plus que deux ou trois jours pour de remettre… ça peut prendre des années et souvent les gens sont marqués à vie. Arrêtez de dire n’importe quoi s’il vous plaît. L’ignorance c’est vraiment laid chez n’importe qui, mais encore plus chez des profs… C’est aussi encore plus dangereux pour une personne qui a un trauma complexe… Je sais malheureusement que ça m’affectera longtemps et j’aurais préféré ne jamais vivre ça puisqu’il n’existe aucune raison légitime de faire vivre ça à qui que ce soit… C’est finalement extrêmement faux et malhonnête d’essayer de faire croire que je serais juste un bébé déçue que son projet ait été rejeté. Je m’en fiche que mon projet ait été rejeté. C’est l’immense déploiement de violence inutile qui m’a affectée. J’en ai fait plein dans ma vie des projets que les gens n’ont pas compris et j’ai juste continué à faire des projets… Le problème n’était pas non plus le message que j’ai envoyé, mais ce qui a été fait avant, soir le mobbing. Dire autre chose c’est mentir.
Au-delà de ça, j’ai passé une belle journée. J’en ai un peu marre de la chaleur. L’été, ce n’est pas ma saison. Je ne serai jamais une snowbird… mais bon. J’ai lu et j’ai fait du ménage. J’ai vingt ans de stock à examiner. Je n’ai jamais compris les gens qui passent leur temps à déménager (a part ceux qui n’ont pas le choix). Je préfère faire foyer. C’est important…
Ça commence à ressembler à quelque chose:

Cassius boude parce qu’il veut jouer et non faire des photos… pauvre amour.
Je me suis aussi occupée des plantes:


J’en ai encore plein qui doivent trouver maison avant l’automne.
La chose la plus importante, c’est que mon cerveau commence de plus en plus à se dégager et que j’entrevois de l’espoir pour l’avenir. Je vois différentes avenues possibles. Je ne sais pas si j’le n choisirai une ou plusieurs, mais ça commence à me plaire d’imaginer une autre vie. J’en ai besoin.
Je suis forte. Un collègue me l’a écrit il y a quelques jours. Je le sais depuis longtemps mais ça fait du bien de l’entendre des autres parfois. Je vais continuer à croire en ma force et m’armer de courage pour la suite. Je sais que j’en aurai besoin.