J’ai fait une grosse crise de panique aujourd’hui. Elle s’est transformée en gros sanglots. J’ai fini par appeler un programme d’aide parce que mon psy est juste demain. La dame m’a aidée. Beaucoup. C’était comme si toutes les émotions des dernières semaines et tous les événements blessants et diffamatoires s’étaient donné rendez-vous en moi et avaient explosé en même temps. Ça m’a fait peur. J’ai eu mal. J’ai été traversée par ce qui semblait être une lame de fond de souffrance. Ça va mieux. Souvent, pour moi, quand ça se produit, c’est l’annonce de la fin de quelque chose. Toute la pression est effectivement retombée après.
Je pense que ça a marqué la fin du temps et de l’espace de pensée que j’avais à accorder aux femmes qui m’ont fait du mal. C’est ça qui s’est vidé pour créer de l’espace pour autre chose.
J’avais un rendez-vous pour des idées d’avenir. Ça a effectivement ouvert des voies auxquelles je n’avais pas pensé. Ça m’a redonné du souffle et de la vie. Parmi tout ça, toutes ces options que je raconterai un jour, il y a la décision de faire ma maitrise en criminologie pour appartenir à l’ordre.
Oui, je vais faire ça.
Et prendre soin de moi, beaucoup.
Après avoir pleuré, j’ai écrit mon histoire de victimisation pour un travail pour un cour. J’ai souri face à me résilience. Je me suis dit que je méritais d’être heureuse après tout ça.
