Je suis allée au travail pour la dernière fois pour un temps aujourd’hui. Ça s’est bien et mal passé en même temps, mais j’en suis sortie vivante, c’est l’important. J’ai parlé à deux hommes qui ont trouvé terrible ce que j’ai vécu ces derniers mois. Avec raison. Dont un collègue qui a lu ce blogue et qui était dégoûté que des femmes aient essayé de le faire passer pour violent. Il s’est exclamé: « Ben voyons! Ton blogue est évidemment contre la violence! ». Il me semblait aussi… mais ça donne une idée de jusqu’où la violence insidieuse de ces personnes va, soit de se faire passer pour des victimes des personnes qu’elles maltraitent. Je trouve ça répugnant. Ça m’a fait du bien d’en parler.
Je vais probablement disparaître d’ici pour quelques jours. Je vais faire un genre de sprint de correction/menage et rattrapage des cours d’été que je suis. J’ai eu 100% dans ma première entrevue finalement. Ça m’a rendue pas mal heureuse. Au collège un ami d’un de mes élèves a dit « Ben voyons elle est donc bien belle ta prof! ». Ça m’a fait rire et sourire. Des fois les compliments inattendus ça fait du bien. Tout est une question de contexte. Je n’ai pas regardé qui était ce jeune homme. J’ai repris ma pile de documents et je suis allée finir ce que j’étais en train de faire.
Ce matin j’avais commencé la journée en allant à la première rencontre de mon groupe de soutien pour les femmes ayant vécu des violences sexuelles. J’ai aimé ça. Le contenu reste confidentiel et je ne peux parler que de moi, mais j’ai aimé un exercice où il fallait choisir quelque chose qu’on laissait derrière. J’ai choisi de laisser derrière la honte que mes collègues ont essayé de me faire porter de parler de ce que j’ai vécu. Ça m’a fait du bien. La dame qui avait ma place avant m’avait laissé un cadeau auquel j’ai donné son prénom.

À plus!