Avancer gaiement (2)

Il y a cette idée qui flotte dans notre époque que la violence dépendrait de nos sensibilités. C’est faux. Là où nos sensibilités jouent, c’est sur notre tolérance et notre résistance à celle-ci (la violence) si nous n’avons pas le choix d’y être exposés. Nous ne pouvons pas décréter comme bon nous semble qu’une chose est violente. Si c’était le cas, une quantité innombrables de personnes se retrouveraient accusées à tort. Ce serait insensé. Ce que ça me dit, quand quelqu’un prétend que mon blogue est violent, c’est que cette personne n’a pas vu son comportement critiqué souvent et ne s’est pas régulièrement remise en question. Les choses dont je parle sur le blogue, elles correspondent à la définition de la violence. Ce que je dénonce ce sont des comportements qui nuisent réellement à la santé physique et mentale des êtres humains. Je vérifie, figurez-vous… Donc si votre comportement rentre dans cette catégorie. Le problème c’est vous et je n’ai pas (en fait personne n’a) à tolérer ce comportement de votre part. Personne ne vous doit le silence sur les comportements nuisibles que vous avez dans la vie des gens. C’est votre responsabilité de changer votre comportement. Dans quel monde vivrions nous si nous avions le droit de faire n’importe quoi à n’importe qui et que ces personnes devaient se taire?

Aussi je pense (je l’ai déjà dit, mais je le répète), que les gens s’imaginent que je suis en colère et en train d’avoir un plaisir malsain à écrire ces billets… C’est faux. Je ressens de la colère, oui, mais ces comportements que j’ai subis me font vivre de la détresse psychologique et activent mes symptômes de trauma complexe. Je suis triste. Je suis blessée. Je suis anxieuse. J’écris pour gérer le trop plein. Si je voulais atteindre directement quelqu’un, je lui adresserais directement un message. Je n’écrirais pas un blogue anonyme… Si vous vous reconnaissez la moindre des choses ce serait de comprendre que vous m’avez blessée, de vous remettre en question et éventuellement de vous excuser… pas d’essayer de faire croire que je suis méchante de parler de ce que vous faites et de comment vos comportements affectent ma vie… C’est la responsabilité de chaque individu sur terre de se poser des questions sur son comportement et sur les conséquences qu’il a sur la vie et la santé des autres. Si vous ne le faites pas, c’est vous qui êtes le problème.

J’espère que c’est plus clair. Ça vaut pour absolument toutes les situations que j’ai décrites sur ce blogue depuis sa création. Pas juste la dernière. Travaillez sur vous-mêmes. C’est important, voire essentiel. Je ne pense pas que les personnes dont j’ai parlé ici depuis le début se seraient senties bien dans leur peau parce qu’elles avaient décidé de rester dans leur ego et de jouer avec ma vie de personne ayant un trauma complexe … parce que c’est ça le risque de la violence et du harcèlement: le suicide. Donc vous jouez avec ma vie, oui. Et non, je n’ai pas à rester excessivement calme et gentille face à ça.

Je précise que je ne vais pas me tuer a ce moment de ma vie, pour éviter que des gens s’inquiètent… mais c’est quand même ça le risque de frapper sans fin sur la tête de quelqu’un qui souffre d’un trauma complexe. Je vous demande de me laisser tranquille. Je veux vivre. Il y a aussi le risque de me rendre invalide et ça ne m’intéresse pas non plus… J’ai le droit de vivre et d’être respectée. J’ai le droit d’avoir une chance de me remettre, mais pour ça il faut que les horreurs arrêtent de s’empiler dans ma vie.

J’ai passé une assez belle journée. Beaucoup de ménage, de rempotage, de travail sur mes cours de la semaine pour finaliser des trucs. J’avance un jour à la fois. Le beau temps aide… et toutes mes plantes. J’ai eu une visite imprévue d’un ami et ça m’a fait du bien. Il était avec son chien que j’aime beaucoup.

J’ai hâte que la vie avance un peu. Je me sens comme si j’avais été paralysée un temps. Coincée dans un cauchemar sur lequel je n’avais pas de prise… J’en ai un peu plus. J’ai hâte de retrouver un peu plus de santé aussi. Psychologiquement le chic des dernières semaine m’est rentré dedans comme un camion. Ou comme si une horde de villageois m’avaient cour après avec des fourches et des torches pour finalement me plaquer à terre et me rouer de coups. J’ai hâte fleure loin de tout ça. J’ai hâte de pouvoir replonger dans mes projets et vivre ma vie sans être affectée par ça.

Un jour à la fois. J’y arriverai.

C’est dur la vie…

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