Je vais mieux, je pense. J’ai eu une assez bonne humeur toute la journée. Je suis contente de pouvoir rester à la maison jusqu’à vendredi midi quand même. J’ai un reste d’anxiété quand je droit me présenter au travail. C’est normal. C’était quand même très traumatisant. Et j’aime travailler de la maison. Je le fais bien.
Ce qu’il me reste de tout ça est un soulagement qu’absolument tout le monde hors de mon travail trouve le comportement de ces femmes anormal. On dirait des adolescentes qui n’auraient jamais évolué. C’est ok de ne pas aimer un ou une collègue. On n’est pas obligé de s’acharner dessus ni de mentir à son sujet. Ni de lui sauter sur la tête jusqu’à ce qu’il ou elle crève. On peut juste le laisser vivre sa vie en réduisant les interactions avec. J’ai aussi une forme d’inquiétude que tant de personnes soient ignorantes au sujet de la violence. Une des femmes a essayé de me faire croire que puisque le genre de choses que j’ai vécu arrive à d’autres personnes alors c’est normal… mais non. Ce n’est pas normal. Le harcèlement c’est illégal. Ce n’est certainement pas parce que ce n’est pas grave et que ça n’affecte pas les gens… mais c’est encore juste une façon d’essayer de me faire croire que c’est moi le problème… alors que le problème c’est qu’autant de gens tolèrent et participent à de la violence psychologique en se racontant qu’ils int le droit de faire ça et que ce n’est pas grave. Ce qui est complètement faux encore une fois. Il n’y a aucune raison pour que des professeures dans la quarantaine agissent de façon aussi immature, irresponsable et ignorante. Aucune.
Je trouve ça bizarre aussi qu’elles soient toujours en groupe. On dirait qu’elles ne peuvent pas exister par elles-mêmes. Une m’a même dit qu’elle se sentait loser de faire des activités seule. À quel point il faut se détester et se mépriser pour penser des affaires comme ça? C’est quand même fondamental dans la vie l’autonomie de pensée et d’action. Je trouve ça triste. Je suis un peu abasourdie par l’hypocrisie. Je suis certaine que ces personnes ont déjà parlé du respect de la différence, de sont positionnées comme contre la violence ou ont prétendu être contre la violence faite aux femmes… voire même prétendu être féministe… puis elles agissent comme ça. Minimisent ce que j’ai vécu. Ne semblent pas être en mesure de faire des liens avec ce qu’elles font. Ne tiennent pas compte de mon état de santé comme si elles s’en fichaient de me mettre en danger et…
La vie est déjà assez difficile comme ça. C’est exténuant vivre avec un trauma complexe. Je n’ai pas en plus besoin de me taper des comportements aussi bas et répugnants que ceux que j’ai vécus à mon travail récemment. Ce sont quand même supposé être des personnes éduquées chargées de l’éducation de jeunes personnes. Ça me décourage. Je travaille fort sur le rétablissement de ma santé. Ça m’a vraiment beaucoup affectée tout ça. Mais pour moi c’est clair à présent que ces personnes n’ont pas d’empathie et qu’il faut rester loin.
Dans un autre ordre d’idées, mes examens finaux arrivent. C’est donc possible que j’écrive moins ici. Toute l’histoire que j’ai vécue a empiète sur d’autres sphères de ma vie et ça me dégoûte. Ça me rend triste aussi. Je devrais quand même réussir à m’en sortir avec des résultats acceptables.
Je préfère être moi malgré les difficultés que ça suppose qu’une personne déloyale, hypocrite et violente comme ces femmes.
À plus
