Vivre en paix et dans le respect (parenthèse)

J’ai oublié un petit truc en lien avec les familles toxiques. En thérapie systémique des familles, il y a un concept qui s’appelle la pseudo mutualité. C’est quelque chose de très présent dans les familles toxiques. Si on veut l’expliquer rapidement, on peut prendre l’image d’un souper de famille avec une mère qui a un immense sourire et qui répète sans arrêt: « On est une belle famille! On est tellement une belle famille! Nous sommes heureux! » pendant que tout le reste de la famille est seulement là par sentiment d’obligation et rêve en fait de s’enfuir parce qu’ils savent qu’ils sont dans un système toxique et que, derrière les sourires, il y a des abus et de la violence. Le système tient sur le silence et l’écrasement des personnes qui se révoltent et signalent les abus et les incohérences. Parfois les règles du groupe changent pour permettre aux personnes qui mènent la famille de faire des choses inacceptables afin de maintenir l’équilibre. Parfois les règles changent pour soumettre les plus rétifs. Et pendant ce temps tout le monde sourit. Rien ne paraît au dehors.

C’est comme ça que je vois mon travail. D’autres personnes sympathiques sont coincées dans la « famille toxique », mais il y a définitivement aussi des membres malsains qui imposent leur vision malsaine du monde et des relations sur les autres.

C’est pas mal ça. Ça m’a aidée à comprendre ce que je vivais quand je suis tombée sur ce concept. C’est un concept qui concerne les familles, mais il s’applique aussi à tout groupe forcé si on change le nom des membres.

J’aimerais vivre plus de relations où il y a plus de respect et plus d’humanité. Par exemple où il n’y a personne qui prétend qu’avoir trop d’empathie voudrait dire que tu dois fermer ta gueule sur la violence que tu as subie pour ne pas troubler cette personne trop empathique… J’ai de la difficulté à imaginer un raisonnement plus égocentrique et insensé… et manquant totalement d’empathie. Les gens ont le droit de parler de ce qu’ils ont vécu, surtout si c’est pour que vous arrêtiez d’essayer de les rentrer de force dans une norme de marde qui vous rassure mais qui violente les autres. À force de recevoir des commentaires malsains sur comment je devrais me forcer à être en couple, que je dois me sentir vide, seule, loser ou d’autres idées superficielles du genre… je ne sais plus combien de fois j’ai eu envie d’hurler à la personne qu’elle avait juste à se faire violer deux fois inconsciente et à subir plein d’autres violences pour qu’elle puisse voir si après, le centre de sa vie, ce serait l’idée qu’il faut être en couple sinon on n’est rien. Je ne l’ai jamais fait. Je suis toujours restée polie. Je suis polie 97% du temps. Quand je ne suis plus polie, c’est que ça fait longtemps qu’on va trop loin.

Je suis désolée. Je déteste parler de choses superficielles. C’est la vie. Je suis comme ça. En tant qu’adultes vous pouvez aussi poser des limites saines si jamais vraiment ce dont je parle est insupportable pour vous. C’est un peu la base.

Je n’aie. Pas les gens qui ne se posent pas de questions sur leur comportement.

Je n’aime pas les gens qui ne réfléchissent qu’en surface.

Je n’aime pas les gens qui font semblant d’être gentils.

J’ai passé le dernier mois à me répéter: Je ne mérite pas ça. Et c’est vrai. Je mérite vraiment mieux que ce que j’ai vécu, comme n’importe quel être humain mériterais mieux que ce que j’ai subi.

Sprint de corrections pour deux jours.

Probablement à bientôt.

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