Je pense que je me suis un peu plantée dans mon examen hier. J’ai passé trois heures à alterner entre me retenir de vomir et avoir peur de m’endormir devant mon ordinateur, tout en ayant l’impression d’avoir reçu un coup de masse sur ma tête. C’est la grippe. Une vraiment vilaine. Ce matin je suis allée à la pharmacie et j’ai pris des Gravol multi symptômes au gingembre et ça semble aider un peu… J’ai croisé l’homme qui entretient mon vélo à chaque année depuis longtemps. Il avait la même chose. On a rigolé un peu. Je suis un peu déçue de moi pour l’examen… mais bon… je m’étais réveillée à 3 heures du matin et toute la journée je m’étais sentie comme de la merde à cause de la grippe et quand est venu me temps de écrire les choses j’étais tellement, mais tellement plus lente que d’habitude. J’étais horrifiée. Je survivrai. Je me rattraperai dans le prochain. Ça m’a quand même fait voir qu’effectivement, j’ai changé. Avant je me serais détestée et insultée et… Je me serais fait beaucoup de mal. Là j’aurais aimé faire mieux, mais je suis devenue capable d’auto compassion et je sais pourquoi c’est arrivé. Je ne suis plus mon plus aussi obsédée qu’avant avec les notes. Je ne pense pas me retrouver un jour dans la situation d’avoir à évaluer un psychopathe et que mon évaluation affectera le restant de ses jours. J’ai appris assez pour en reconnaître un dans ma vie ou dans celle de mes proches. C’est déjà bien et mieux que bien des gens. Je sais aussi que je continuerai à apprendre. Je gérerai quand même mieux mon temps la prochaine fois et j’imagine que je serai au moins un peu moins malade… ou à l’hôpital. Va savoir.
Hier quand j’ai parlé du fait que j’avais pleuré de rire devant le groupe de personnes qui volaient l’attention de la famille de la fille morte, j’aurais dû dire que je pleurais en même temps d’horreur. C’est un phénomène qui me dégoûte et me fascine en même temps.Je reste un peu plus dégoûtée que fascinée, j’avoue. Je pense qu’il y a moyen de communiquer sa tristesse pour ce qu’autrui vit sans détourner l’attention vers soi en se donnant en spectacle, peu importe l’intensité de ce que l’on ressent.
J’ai essayé d’utiliser le yoga niera et la méditation pour essayer de récupérer un peu de l’énergie que j’ai perdu en dormant très peu les trois dernières nuits. Je travaille en même temps sur la honte… à la laisser derrière, à me guérir de cela. J’ai l’impression que souvent les gens arrivent encore à me faire du mal parce qu’il y a trop de cette honte qui a enveloppé mon enfance jusqu’au début de mon âge adulte qui reste active en moi. J’ai encore beaucoup à guérir. Je sais que je vais mieux quand même. Je pense que ces gens dont je parlais, ceux qui rabaissent les autres… Je pense que certains d’entre eux, les hommes surtout, font ça pour faire du negging… pour que je me mette à rechercher leur approbation. Mais ça ne fonctionne pas avec moi. De ça, je suis guérie depuis un assez long moment maintenant, la recherche d’approbation ou de validation. Ça ne m’intéresse pas. Je les vois venir dès le moment où ils posent les yeux sur moi… et je les trouve répugnant d’essayer tsé faire ça. Je ne veux pas des liens comme ça.
Donc je pense que ça va de mieux en mieux psychologiquement. Ça a été une longue période d’horreur amorcée par le harcèlement et qui semble s’être terminée avec la femme aux menaces. Je pense que la suite ira mieux. Ça va déjà mieux. Je veux quand même travailler plus mes liens humains.
Mais ça ira à quand je ne serai plus un réservoir de virus à moitié mort. Je retourne me cacher sous mes bouillottes velues.
À plus!
