Le nouveau suivi

J’ai rencontré aujourd’hui la personne qui va s’occuper de mon suivi pour m’aider à gérer mes symptômes de stress post traumatique complexe. Elle est vraiment gentille et efficace et ça s’est bien passé. La conclusion de cette première rencontre n’a absolument pas été que le voisin serait un pauvre garçon innocent qui serait la victime de la grande méchante féministe que je suis, non. Mais plutôt que tout ce que j’ai vécu et ressenti pendant cette interminable année constitue une réaction absolument normale à une situation anormale avec un homme intrusif au comportement malsain relevant de l’intimidation. Le fait que j’aie été capable de maintenir mes activités pendant tout ce temps malgré la présence constante d’une menace dans mon environnement est une preuve de très grande force et non de faiblesse, comme un jugement superficiel sur comment ça m’a affectée pourrait le conclure. Je vais reprendre ma vie, un jour à la fois, parfois vite, parfois lentement.

J’ai au moins récupéré un tronçon de ma rue! C’est déjà ça. C’est possible qu’il y passe durant la nuit en se pensant intelligent, mais bon… s’il a autant de temps à perdre, ça le regarde et ça ne m’affectera pas, à part dans sa tête. Tout n’est pas réglé et je peux le croiser n’importe où dans le quartier, mais l’important c’est que je commence à retrouver un certain espace où je me sens en sécurité. D’abord mon chez moi, puis un peu de ma rue et la vie se chargera de m’aider, je pense, pour la suite. Chose certaine, je n’oublierai pas cette histoire pour de bien mauvaises et pénibles raisons. Elle m’a coûté beaucoup sur le plan de la santé mentale et physique. Elle a affecté toute ma vie. Celle des chiens aussi. Une autre chose que je sais de façon certaine, c’est qu’une personne qui sait qu’une autre personne souffre de CPTSD et qui s’amuse à faire peur à cette personne et à empirer son état, ce n’est clairement pas une personne qui va bien ni une personne avec qui ce serait une bonne idée d’avoir une relation. Je n’aimerai jamais cette personne et je ne voudrai jamais qu’elle fasse partie de ma vie. C’est une bonne chose que légalement cette personne n’ait plus le droit de s’approcher de moi ni de communiquer avec moi. Ça l’empêche un peu de me pourrir la vie.

Je ne trouve plus la source…

Des personnes me disent parfois que si ça m’affecte encore, ça veut dire que je suis sous emprise. Je ne le suis pas et je ne l’ai jamais été avec cette personne. Ma peur est juste une peur normale dans une situation anormale avec un homme qui se comporte de façon extrêmement malsaine et violente sur le plan psychologique. Si j’étais sous emprise, il arriverait à me manipuler, ce qui n’a jamais été le cas dès le premier jour de l’histoire.

J’ai trouvé ça sur le profil d’une connaissance aujourd’hui et ça m’a fait sourire.

Je me suis reconnue. Je vais continuer ma route vers une plus belle vie. Ça reste quand même un peu fou de voir qu’une personne agit comme ça en se racontant qu’elle n’a pas de problème alors que j’ai besoin d’un double suivi thérapeutique pour me remettre de la marde qu’il m’a fait vivre. Mais tous les experts vous le diront: ce ne sont jamais les personnes qui ont les problèmes qui sont en thérapie. Ce sont celles qui subissent leurs problèmes qui ont besoin d’aide pour continuer à vivre parce que les personnes malsaines ne se remettent jamais en question.

💩

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