Après

Ça va mieux. Dans le fond, ce que j’ai vécu, c’est un grand classique du harcèlement et de la manipulation. D’abord l’événement de mobbing, puis le renversement des responsabilités. C’était particulièrement clair dans le comportement d’une des personnes qui a essayé de me faire croire que c’était terrible de ma part d’avoir écrit à mon département au sujet de ce qui s’était passé et que je n’avais pas d’affaire à mêler le reste du département à ça, c’est à croire qu’elle voulait que je continue à être isolée et que j’endure en silence… C’est faux. Quand on vit de la violence ou qu’on est en danger, c’est l’affaire de tout le monde et il faut en parler. Après elle a pris un bout de conversation facebook et l’a sorti de son contexte en mentant à notre employeur pour essayer de faire croire que c’était mon comportement qui nuisait au département et à mon employeur … un message privé, envoyé à elle, dans lequel je suis en colère contre elle et non contre mon travail. Facebook ce n’est pas mon travail et mes messages privés à une personne en particulier ne sont pas une volonté de nuire à mon travail, ni mes publications d’ailleurs. Ce n’est pas mal de parler de ce que j’ai vécu. Ce qui est mal c’est que des personnes m’aient fait subir ces choses. C’est ça qui a nui au bon fonctionnement de mon lieu de travail. Pas la réaction que j’ai eue après. C’est ce qu’elles ont fait qui est anormal. Ma réaction, elle, est normale dans les circonstances. C’était un peu idiot de sa part parce que j’avais l’entièreté de la conversation et quand on prend la conversation dans son ensemble, ça devient évident qu’elle ment et que ce n’est pas moi le problème. C’était facile de prouver que c’étaient de fausses accusations. D’ailleurs les fausses plaintes et les fausses accusations à la suite d’un événement de mobbing c’est aussi un des grands classiques du harcèlement et de la manipulation…

C’est juste ridicule.

Et malsain.

Et malhonnête.

J’ai quand même réussi à ne pas trop penser à ça durant la fin de semaine. J’ai continué à rattraper mon retard et à travailler fort pour les élèves et pour moi.

J’ai aussi commandé toute une collection d’incroyables bégonias… pour ensuite apprendre que mon immeuble sera mis en vente et que je devrai fort probablement déménager dans les deux prochaines années. Au début j’ai paniqué, puis je me suis dit que c’était juste une autre poussée que la vie me donnait pour changer ma vie justement. J’aurai donc une belle collection de plantes à déménager… mais maintenant je vais me serrer la ceinture jusqu’à ce que j’ai la tête hors de l’eau.

J’ai différentes idées pour l’avenir. Chose certaine je dois changer de lieu de travail. Ça fait treize ans que ça dure. Je pensais que ces personnes mûriraient avec le temps et apprendraient à me connaître… mais non. Une des premières choses qu’on m’ait dites après mon embauche est que j’allais devoir faire attention à avec qui je me tenais si je voulais pouvoir faire mes projets… mais moi je parle à tout le monde. Parce que je trouve que les cliques et l’intimidation sont des réalités répugnantes et que je n’y participerai jamais. Tout comme je ne participerai jamais à faire subir du mobbing à quelqu’un. Tout comme je ne mentirai jamais à mon employeur. Donc j’ai été punie… Je n’ai pas voulu me plier à une culture toxique.

Le fait est que ça m’épuise et que je sais que je peux être utile au monde et que mes intérêts et mon travail sont pertinents. Je suis tannée de perdre mon temps à me remettre des conneries des autres et de leurs problèmes non réglés.

J’irai donc là où ma parole est entendue et où mes apports sont respectés.

Ça me rendra beaucoup plus heureuse.

Je le sais.

Lectures de la semaine:

Dans le livre sur les transclasses on explique d’ailleurs assez bien comment un groupe toxique peut s’acharner à limiter ou exclure une personne différente…

À plus!

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