Légèreté et continuité

Bon… je ne peux pas vraiment dire que je me sens encore légère, mais il y a un allégement de mon état. Je pense qu’aujourd’hui j’ai eu ma plus belle journée depuis que j’ai subi la violence absurde au travail. Ça me fait du bien d’avoir déménagé de bureau. Je n’ai plus à subir sans arrête des commentaires étranges de personnes qui vivent selon des règles imaginaires qu’on enfreint sans cesse ou qui passent leur temps à rabaisser les autres pour cesse remonter. Je n’ai plus à subir la positivité toxique ni la pseudo mutualité. Je n’ai plus à acorn leur d’arriver au travail pour ensuite me faire lâcher des remarques bêtes sur l’heure à laquelle j’arrive ou mon habillement pour en suite me faire dire que je ne suis pas de bonne humeur… Ce sont ces choses-là qui me sapent mon énergie. ce sont des choses qui ne servent à rien et nuisent en plus. C’est vraiment bizarre avoir ma condition de santé et subir les inventions et les critiques abracadabrantes incessantes alors que tout ce que j’essaie de faire c’est mon travail, avoir la paix, rester en vivre et guérir. J’ai l’impression d’avoir passé des années à me remettre de ça et que ma vie aurait pu être beaucoup plus belle. Je n’avais pas mesuré l’ampleur ni l’horreur de ce que j’ai vécu avant de rédiger l’histoire que de tout ce que j’ai subi. C’est comme une suite infinie de microagressions et de nouveau traumatismes et moi je reste là figée sous les attaques avec un sentiment de panique qui me donne l’impression que je suis entrain de mourir… J’ai maintenant officiellement peur pour toujours des femmes qui soutient toujours et font semblant d’être gentilles.

Les attaques ne sont pas fondées, non. Quand je fais une erreur réelle je la reconnais et je me corrige. Il n’y a aucun autre espace dans ma vie où les gens essaient de me faire croire des horreurs à mon sujet et me rabaissent autant. Dans les autres sphères de ma vie je croise parfois des gens pénibles, mais ça n’a rien à voir. Personne n’essaie jamais de me faire croire que je ne suis pas intelligente et pas compétente. C’est en fait complètement le contraire. Donc je n’ai rien fait pour mériter ça, non, à part refuser de me soumettre aux règles toxiques d’une clique pénible dont les membres pensent être supérieurs aux autres… ce qui cache en fait souvent un profond mal-être qui exigerait d’être sérieusement adressé pour arrêter de pourrir la vie des autres.

Je retrouve quand même une partie de mon énergie peu à peu. J’ai hâte que la session finisse meme si mes élèves sont gentils. J’ai hâte d’avoir plus de temps pour moi pour me remettre et aller de l’avant avec ma vie. Je vous mon médecin la semaine prochaine. Je verrai ce qu’elle dira de mon état de santé présent. J’ai aussi hâte d’explorer des idées que j’ai eues et qui m’animent, me font me sentir vivante. La vie serait tellement plus simple et belle si les gens apprenaient à régler leurs problèmes et fichaient la paix aux autres. Ce serait la moindre des choses. Je n’ai jamais compris les personnes qui n’ont pas assez de respect pour elles-mêmes et les autres pour en arriver à agir comme ces femmes ont agi dans ma vie toutes ces années jusqu’à l’explosion finale.

J’ai envie de travailler dans un endroit où mes compétences sont reconnues et où on me respecte. Un endroit où je peux participer sans subir de l’intimidation à chaque fois que j’essaie de le faire. Un endroit où les gens n’ont pas le cerveau bloqué dans des conventions étranges écrites on ne sait où et qui nuisent à la vie, à l’efficacité et à l’innovation. J’ai envie d’être entourée de personnes humbles qui sont ouvertes à l’idée de constants apprentissages et capables de travailler sur elles-mêmes. J’ai envie d’être dans un environnement qui n’oppose pas créativité et intelligence… parce que la créativité, c’est de l’intelligence. J’ai envie de travailler dans un endroit où les gens sont déjà sortis de chez eux et ont déjà réfléchi à la vie des autres et ne passent pas leur temps à dire avec une moue de dégoût que tout ce qui n’est pas comme eux est bizarre. J’ai envie de vivre et d’avoir le droit de le faire comme je le veux. J’ai naïvement pensé que des personnes éduquées me le permettraient. J’avais tort.

Aujourd’hui c’était ma fête. J’ai fait les choses simplement. Je travaillais de la maison et j’ai pu corriger au soleil et toutes les horreurs me semblaient plus loin. Je me suis acheté des plantes et des trucs pour prendre soin de moi. J’ai fait plusieurs promenades courtes avec les chiens. J’ai trouvé une serre qui a plein de variétés rares de bégonias qui livre ici. J’ai parlé à ma mère pendant longtemps. Ça s’est bien passé. Ça faisait un moment que ce n’était pas arrivé. J’ai reçu beaucoup de messages d’amis aussi et ça m’a fait du bien.

J’ai eu l’impression que le monde se rouvrait un peu enfin.

Je suis fière d’être qui je suis et, comme Chomsky, je continue de penser que « You’ve gottta stick with the underdog ».

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