Aujourd’hui je pense que j’ai pleuré tout ce que j’aurais dû pleurer ces dernières années, mais que je me suis forcée à refouler pour continuer à avancer malgré ce que je vivais. C’est arrivé comme un raz-de-marée. J’étais désespérée. Ce soir j’ai vraiment mal à la tête, mais je me sens mieux. Je pense que j’en avais vraiment besoin. Je pense que ça devrait m’aider à retrouver un peu de courage pour la suite. Je suis quand même vraiment tannée de devoir être courageuse et forte. Je suis aussi épuisée de manger des coups dans la vie. Comme j’ai déjà dit plusieurs fois, j’ai besoin de paix. De paix et de tous les chiens. D’un peu d’espace pour moi aussi, pour guérir. Et de bonnes personnes à qui il est possible de faire confiance. C’est trop rare, je trouve.
J’ai encore des deuils à faire, je pense. Des deuils de certaines personnes. Le deuil du rêve que j’ai que les gens tiennent compte du plus de facteurs possibles dans leur analyse des situations. Le deuil du souhait que les gens réfléchissent avant d’agir. Le deuil du sentiment d’appartenance à une communauté. Le deuil du désir qu’on comprenne ce que je vis et ce que j’ai vécu. Le deuil d’être acceptée. Le deuil d’un jour me sentir vraiment bien et en sécurité.
Je ne sais pas où la vie va me mener dans les années à venir, mais je sais qu’il y a beaucoup de choses que je n’accepterai plus jamais. Je préfère tout recommencer vingt fois que de rester dans le mal-être.
Je vais prendre soin de moi.
