Je ne peux pas dire grand-chose de ce qui m’est arrivé ces dernières semaines, mais ça a tué quelque chose en moi, ça, c’est certain. C’est comme si on m’avait demandé de me laisser détruire et de crever pour conserver une fausse apparence d’harmonie. La réponse est non. Jamais. Je ne vais jamais croire que mon psy, mes amis et moi avons halluciné les abus que je vis depuis plus d’une décennie maintenant. Jamais. Les moqueries, les commérages, les mensonges, l’hypocrisie, les trahisons, l’exclusion et… Ça n’est pas et ça n’aura jamais rien d’intéressant, d’acceptable ou de normal, non. Jamais. Quelque chose en moi a été tué, mais j’y aurais laissé ma peau si les choses avaient continué comme elles le faisaient. Ça j’en suis certaine.
La grande tristesse du titre, c’est d’avoir été exposée à ces comportements pendant toutes ces années et que ça ait énormément nuit à ma santé mentale et physique. C’est lié aussi au fait que je reste une inconnue pour des personnes que je côtoie à tous les jours depuis des années. Constater qu’ils ont préféré inventer des histoires que de chercher à me connaître… Ça, c’est vraiment troublant. Je ne suis pas comme ça et je ne le serai jamais. Ça ne m’intéresse pas d’être entourée par des personnes qui se comportent de cette façon non plus. Je ne veux pas des personnes qui agissent comme ça autour de moi. Je ne veux pas non plus être entourée par des personnes qui essaient de me forcer à être comme elles alors que ce qu’elles me montrent n’est pas désirable pour moi. Je préfère ce qu’il y a vraiment à l’intérieur aux apparences.
J’ai besoin de temps et d’espace pour reconstruire mon estime de moi et que la condition de mon système nerveux s’améliore. Un jour, je raconterai toute cette histoire et le mal qu’elle m’a fait afin qu’elle puisse aider les personnes qui vivraient la même chose… mais je vais essayer de la laisser un peu derrière moi pour arriver à prendre du mieux. Je suis trop amochée par toute cette violence.
Pour le moment, je vais essayer de m’inspirer du printemps et tâcher de renaître et de me construire une vie avec des personnes plus saines qui ont des valeurs plus proches des miennes et surtout plus de respect et de curiosité pour les autres. J’ai des amis. J’ai des idées. J’ai dés chiens. J’ai aussi des espoirs et des projets. Je survivrai.
Les élèves sont en grève aujourd’hui et demain. J’alterne repos et correction afin de me remettre de ce qui est définitivement un rhume finalement. Probablement que tout le stress des dernières semaines a foutu mon système immunitaire à terre… mais je remonterai la pente.
Je veux une plus belle vie que celle que j’ai eue ces dernières années. Je veux être entourée de personnes bienveillantes qui se posent des questions sur comment leur comportement affecte les autres. C’est fondamental.
Je crois que c’est possible.
Plein d’autres projets en vue:
