L’ignorance

Le problème c’est souvent que les gens sont ignorants au sujet de la violence même s’ils pensent en savoir assez. Ce n’est pas vrai que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Je suis très forte. Sinon je serait morte depuis longtemps. La vérité c’est que le trauma complexe dont je souffre est la réaction normale du cerveau humain à des comportements anormaux d’autres êtres humains. C’est ça que la recherche démontre. Chaque revictimisation empire les symptômes et les effets secondaires. Donc non, je n’ai pas à prendre sur moi. Non, je n’ai pas à faire semblant de rien. Non, je n’ai pas à fermer ma gueule et tolérer ça parce que ça existe partout. Ce sont des idées fausses et saugrenue. C’est un département dans une institution d’enseignement. Pas un club d’ultimate fighting… C’est ridicule de prétendre que nous devrions perdre notre temps et même juste avoir à se défendre au travail.

Je n’ai pas de patience pour les personnes qui imposent leurs comportements mesquins et immatures aux autres. Encore moins pour celles qui font subir de la violence aux autres. La violence psychologique n’est pas moins grave que celle physique. Ça ne fait partie des droits de personnes de pourrir la vie des autres.

Le harcèlement au travail ça conduit souvent au suicide. Ce n’est pas quelque chose de léger ni quelque chose qu’il faut tolérer. Ce n’est pas drôle. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut et doit tolérer. Je ne vais clairement pas me laisser conduire au suicide par des petites madames de quarante ans qui n’ont jamais appris à contrôler leur comportement et leurs émotions et à qui personne ne tient tête depuis trop longtemps. C’est possible que je parte quand même juste pour être libérée de cette histoire, mais, à la fin, je ne devrais pas avoir à le faire. Ce sont elles qui doivent grandir. Hier j’ai raconté toute l’histoire à un ami qui s’est mis à rire et s’est exclamé: « C’est quoi ça? On dirait vraiment des enfants! ». C’est ça qui est ça.

Si mon cheminement aura contribué à crever une partie de l’abcès, tant mieux. Je ne serai pas complice de la violence de qui que ce soit et je ne me soumettrai jamais. Si vous avez vécu des situations de violence au travail, particulièrement à mon travail si vous me lisez, je vous encourage à les dénoncer. C’est seulement de cette façon qu’on arrivera à forcer ces personnes à changer de comportement. Les ignorer et ne rien dire ne fait que renforcer leur confiance et leur sentiment d’impunité.

Pour les mauvaises langues qui voudraient médire sur mon absence, je ne suis pas suspendue, non. Je suis en congé payé par mon travail pour me remettre de vos comportements absurdes et violents. Remettez-vous en question à un moment donné… il faut grandir et évoluer dans la vie.

Je vais aller prendre soin de moi et m’éloigner de cette histoire. J’ai mieux à faire.

Un peu de couleur et d’inspiration dans l’horreur:

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