Je me sens mieux. Je me sens soulagée et libre. Je pense qu’après être descendue dans les sujets pénibles des dernières semaines, il me reste juste de la place pour remonter. J’ai parlé de toutes ces histoires assez longtemps. Je pense que ça indique à quel point elles m’ont affectée, par contre. Ça je ne l’oublierai pas. Je sais aussi qu’il est possible que je doive y repenser si un autre événement revenait appuyer sur ces plaies dans l’avenir. Cela risque malheureusement d’arriver, mais je me sens changer intérieurement. Vers le mieux. C’est l’important.
Si vous êtes une des personnes qui est à l’origine de ces histoires et que vous n’aimez pas les conclusions, eh bien j’ai fait avec ce que vous me avez donné. Si vous vouliez être compris autrement il fallait donner plus d’informations et agir plus décemment.
C’est aussi très important pour moi que vous sachiez que vous avec le droit de parler de ce que les autres vous font. C’est important de ne pas se laisser intimider, peu importe l’attitude de l’autre, qu’il se victimise ou soit violent. Ça ne change rien. Vous avec le droit de parler de ce que vous vivez. Un point c’est tout. Personne n’a le droit d’essayer de vous faire peur.
J’ai d’ailleurs aussi trouvé un genre de piste ou de début d’approche ou d’idée pour cette question du fait que souvent rien n’est fait contre la violence envers les femmes. Il me faut maintenant trouver quelqu’un à qui communiquer ça. Et préciser un peu mon idée et ce qu’elle impliquerait.
Quelqu’un de vraiment intense a vérifié si j’avais publié quelque chose plus de 50 fois aujourd’hui. Respirez. Calmez-vous. Je suis encore là. Je n’ai juste pas toujours le temps. Je suis très occupée en ce moment et je risque de l’être dans les prochains jours donc les billets seront publiés plus lentement pour quelques temps. Mais je finis toujours pas revenir…
Aujourd’hui j’ai envoyé un texte pour sonder l’intérêt pour la proposition de cours que je veux présenter à mon département. Tout le monde ne sera pas d’accord, c’est sûr. J’espère quand même que ça fonctionnera. Je vise en reparlerai quand je saurai ce qu’il en est.
Sinon j’écris, je marche, j’enseigne, je prépare des cours, je m’occupe des chiens, je suis des cours et… à l’infini. Je pense à l’avenir aussi. Je continue à croire que je dois vivre plus. Malgré la peur. Malgré les comportements des autres. La sœur de mon voisin s’est fait rentrer dedans par une moto pendant un voyage au Mexique. Elle va perdre une de ses jambes. C’était son voyage de célébration du début de sa retraite.
Le message est clair: il faut vivre.

