J’ai quitté pour aller faire mon premier examen dans mon cours de victimisation sexuelle. Je pense que ça s’est bien passé. On verra la note.
Il restait quelques précisions à faire:
Des fois quand je parle de l’histoire du prof les gens me disent que je devais l’aimer si ça m’a affectée comme ça. C’est une étrange vision de l’amour de penser que ca peut se rendre à ce stade dans un cours en ligne… Mais non. Je ne connais pas cette personne. J’avais un genre d’attachement lié au cadre du cours, mais autrement je ne sais pas. Je ne le connais pas. Je ne le déteste pas. Je ne l’aime pas non plus. Il est comme dans un no decision land. C’est en partie le fait que je le trouvais sympathique et en partie l’accumulation de traumas passés qui m’a fait être autant affectée. Les êtres humains sont complexes. Aimer quelqu’un pour moi ça prend du temps, des informations, de l’observation… ce que je n’avais pas dans cette situation. Ça a aussi pour conséquence de rendre difficile l’identification de ses motivations. Mais je refuse de juste excuser les comportements inappropriés et blessants des hommes sous prétexte que je ne connais pas leurs motivations ou qu’ils ne connaissent pas mon histoire. Pas juste lui. Tous les hommes. Les hommes sont généralement intelligents et capables de comprendre et d’apprendre si jamais ils errent. En tout cas, j’ai envie d’y croire.
Le fait de ne pas être en couple ne me manque pas. Les hommes avec qui j’ai été en couple ou avec qui j’ai vécu (depuis l’enfance) passaient leur temps à me critiquer, me violenter, m’empêcher de vivre et… j’imagine qu’il y a d’autres scénarios possibles mais comme je ne les ai jamais vécus, ça ne peut pas me manquer. Si un jour je rencontre quelqu’un qui agit différemment et est plus un soutien et un lieu de partage qu’une menace j’imagine que je réévaluerai. Il reste que pour le moment je ne me sens pas incomplète et je n’ai pas l’impression qu’il me manque quelque chose. J’ai de la bonne compagnie après tout:

Ce sont tous les commentaires infiniment injustes et mesquins qu’on me fait qui m’empoisonnent la vie. Ils me renvoient l’image négative et fausse que les gens entretiennent de moi et à quel point ils veulent me rendre responsable de tous les problèmes pour être bien certains que ce que je vis n’ébranle pas le moindrement leur vision du monde et de la vie… et ça ça me tue.
Mais je veux vivre. C’était clair dans ma conversation avec mon psy hier. Je veux viré plus que je ne l’ai fait ces dernières années, mais je veux surtout vivre plus de choses positives… parce que je ne suis pas certaine que j’ai en moi encore assez de force pour affronter encore autant d’épreuves. J’ai le cœur épuisé et abîmé. C’est pas mal ça, l’histoire de mon cœur.