Quelques petits trucs (2)

Je n’ai pas écrit les choses que j’ai écrites hier pour me victimiser ni pour que les gens trouvent que je fais pitié ou soient triste pour moi. Ce que je voulais surtout montrer c’est que ça n’a pas été facile. Je suis consciente qu’il y a des gens qui ont de pires vies. Qui ont pas par exemple ma facilité d’apprentissage ou la débrouillardise que tout ça m’a fait développer et que j’ai des privilèges malgré ce que j’ai vécu. J’en suis consciente. Je voulais montrer combien de fois j’ai dû me relever et passer du temps à me remettre des problèmes des autres. Je voulais aussi montrer que c’est normal que certaines choses me touchent plus que d’autres.

On en parle souvent avec mon psy, mais souvent ce que les gens interprètent comme de la négativité de ma part c’est en fait leur refus à eux de voir des choses que les humains font et qui existent dans le monde. Des choses que moi je n’ai pas eu le choix de voir… et une fois qu’on les a vues, on ne peut plus faire semblant qu’elles n’existent pas. Je suis une personne lucide. Par une personne négative ni paranoïaque. Pour moi c’est en fait extrêmement égocentrique de faire semblant que tout va bien.

Je sais par exemple que beaucoup de personnes se sentent bien dans l’ambiguïté et dans les zones grises. Il y a des gens qui jouent là-dedans et ca leur réussi. Pas moi. Dans ma vie il y a toujours eu des monstres cachés dans l’ambiguïté. Des abus, des humiliations, de la malhonnêteté. Donc ça me stresse énormément, oui. Ça me terrorise, même. J’ai besoin de rapports clairs et francs avec les gens. Je déteste l’hypocrisie aussi. Je suis toujours surprise de la quantité de choses haineuses qu’il y a dans la tête des gens. Quand je n’aime pas une personne, je m’éloigne. Je ne fais pas semblant de l’apprécier. Ça me dégoûte. Je n’ai pas tant de temps à perdre dans la vie. Ni besoin que tout le monde m’aime et encore moins qu’ils fassent semblant de le faire.

Ma positivité et mon optimisme résident dans le fait que je continue toujours d’essayer et de chercher. Pas dans un déni qui ferait semblant que tout va bien. Je n’aime pas ça les gens qui ne veulent pas voir ce qu’ils se passe. Ça ne veut pas dire que je ne vois pas les choses mignonnes ou joyeuses. J’ai quand même des chiens qui ont des colliers des personnages de Winnie l’ourson qui leur ressemblent le plus… mais je suis tellement dark, tsé…

Ma soif sans fin d’apprendre, de comprendre et de connaître sont aussi des élans de vie.

J’ai besoin de repos. Je vous mets mes lectures de la semaines:

Ça peut avoir l’air bizarre, le livre sur le tricot, mais j’y ai entre autres appris que le tricot c’est bon pour l’hippocampe, bien savez, une des choses déréglées chez moi. C’est probablement pour ça que c’est presque devenu un besoin pour moi. Parce que ça me fait réellement du bien même si c’est de façon invisible. En plus de me tenir au chaud aussi.

J’ai commencé ça aussi pour explorer d’autres hypothèses qui ont été soulevée. J’avoue m’être sentie un peu visée en voyant la première photo à l’intérieur… (bonhomme qui pleure de rire):

À plus tard. Je ne sais pas quand.

Je prends soin de moi.

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