Je fais des petits jeux de mots pas super drôles je sais 😅
J’ai passé un assez beau début de semaine avec des moments de joie et de tristesse. La tristesse était surtout liée à ce que cette femme m’a dit (Il y a plusieurs choses en fait qu’elle a dites. J’ai rétréci l’affaire.). Je n’ai pas trop envie de revenir là-dessus. Le plus important à en retirer est que je ne veux pas de personnes dans ma vie qui essaient de me faire croire que je suis méchante et négative parce que je refuse de traiter les hommes comme des imbéciles ou des enfants. Ni celles qui essaient de me convaincre que je dois être ouverte et positive constamment à ce que les hommes me disent sinon ça équivaut automatiquement à me mettre des bâtons dans les roues relationnelles. Ni celles qui déforment ce que je pense ou ce que je vis ou ce que je fais pour que je corresponde mieux à la caricature qu’elles se font de moi dans leur tête. Ni celles qui invalident mes émotions et mes pensées. Ni celles qui me donnent de mauvais conseils pour ma santé mentale. Ni celles qui nient ma condition et essaient de me faire croire que c’est juste dans ma tête ou juste une question d’attitude ou de choix. Genre décider de ne pas avoir un trauma complexe en choisissant d’être positive… comme si c’était possible… Ni celles qui pensent qu’elles me sont supérieures. Et… Je pense que c’est normal et sain que les personnes qui ont ces comportements n’aient aucune place dans ma vie. Dans ma vie intime, on s’entend. J’ai autre chose à faire que d’essayer de toutes les éviter dans la vie. Je vais cependant faire très attention à croire les gens la première fois quand ils me montrent qui ils sont, que ce soit par leur comportement ou les niaiseries qu’ils me disent sur ma vie. C’est fou quand même ce que les gens s’imaginent et ce qu’ils se cachent. Elle agit comme si j’avais fait du mal à cet homme. Ce n’est pas le cas. Je ne l’ai pas insulté, ni rejeté, ni persécuté, ni blâmé, ni accusé ni voulu lui faire sentir quoi que ce soit de négatif. J’ai simplement dit que recevoir certains commentaires dans un certain contexte me rend inconfortable pour telles et telles raisons et que je pense que ce n’est pas une bonne raison de faire ce genre de commentaires dans ce contexte pour telles et telles raisons. Je lui ai dit parce que j’ai du respect pour lui et que je le pense assez intelligent pour comprendre. Ça me semble plutôt sain et positif de ma part. Plus que de sourire, ne rien dire et penser ou dire du mal après… Je suis tannée que les gens essaient sans arrêt de me faire croire que je n’ai pas fait LA seule et unique bonne affaire qui devait être faite. Je n’ai rien fait de mal dans cette situation. J’ai fait ce que je pouvais dans une situation très anxiogène pour moins avec une personne que je ne connais pas et je l’ai fait avec de bonnes intentions. Il y a toute une gammes de pensées et de comportements possibles entre constater qu’un comportement précis pose problème dans un contexte et penser que la personne qui a ce comportement est méchante ou mauvaise. Tout n’est pas noir ou blanc. Je n’ai pas un esprit aussi clivé. Je vois des nuances. Oui oui.
Enfin… j’ai réussi à ne pas trop repenser à ce qu’elle m’a fait à part pour surtout resserrer quelques règles dans ma vie pour prendre plus soin de moi. À la fin, l’opinion que les gens inventent sur moi parle plus d’eux que de moi et j’en ai fini depuis longtemps avec le fait de laisser les autres me définir. Ça m’a fait énormément de mal quand j’étais plus jeune. Ce n’est pas non plus comme si je n’avais aucune idée de qui je suis après tout ce temps à m’examiner en thérapie… il y a eu des moments dans ma vie où j’ai moins bien agi et où, avec le recul, je ne suis pas fière de certaines choses que j’ai faites. En même temps, j’ai appris. J’ai cessé de faire ces choses. C’est l’important. Aujourd’hui je suis plutôt satisfaite de qui je suis devenue, même s’il y a toujours des aspects de nous qu’on peut travailler. C’est ok de s’aimer aussi au moins un peu malgré ses défauts. Je n’ai pas à subir ce genre de comportements et de commentaires de personnes qui se placent au-dessus de moi. Ce genre de commentaires a été identifié depuis longtemps comme de la violence psychologique dans le cadre de ma thérapie et de mes lectures, peu importe à quel point les gens qui font ces choses le savent ou non. Je n’ai pas eu le choix de subir ça toute mon enfance. Ce n’est pas vrai que je vais encore me faire imposer ça à l’âge adulte. Jamais. Il me semble que c’est tout à fait possible de ne pas comprendre ce que vit une autre personne sans avoir systématiquement besoin de le rabaisser ou dénigrer. Ma voisine/amie dit que les gens sont souvent méchants avec moi et que c’est décourageant. Je suis d’accord, mais personne n’a trop l’air de comprendre pourquoi malheureusement. Ces personnes peuvent aller dans le fossé de ma vie. J’irai bien sans elles.
Mais bon… rendu là, toutes ces histoires sont hors de mon contrôle. Ça ne sert à rien d’essayer de deviner pourquoi les autres font ce qu’ils font. C’est à eux de l’expliquer. Je laisse aux autres ce qu’ils feront de cette histoire entre leurs mains. Je choisis de mon côté de toujours traiter les autres le mieux possible puisque je ne sais pas ce qu’ils ont traversé ni ce qu’ils vivent encore.
Dans un autre ordre d’idées, je réalise que j’ai parlé souvent de mort depuis JS. C’est parce que j’ai de la misère à réconcilier comment les gens agissent au quotidien avec les simagrées qu’ils font quand quelqu’un se tue. Il aurait été mieux de prendre soin de gens avant. Il aurait été mieux de prendre soin de soi avant. Ça me fait penser aussi aux fois où j’ai été le plus mal dans ma vie et où les gens faisaient juste me fesser dessus mentalement et m’enfoncer encore plus. J’ai de la difficulté à réconcilier tout cela et à ne pas ressentir de la tristesse, de la colère et de l’amertume. Mais le fait que j’en parle ne veut pas dire que je veux mourir, non. Je pense que si j’avais dû mourir volontairement ca se serait passé entre 20 et 30 ans… quand je ne comprenais pas trop ce que je vivais. Avant d’adopter Ali, mon premier chien. Aujourd’hui je sais qu’avoir des pensées liées à la mort est un des symptômes du trauma complexe et je ne les écoute et ne les entretiens pas ces pensées. Je sais ce qu’il faut faire. Je suis par contre aussi consciente que j’ai un répertoire d’émotions plus vaste que bien des gens et que ça peut inquiéter. Ça ne devrait pas. Pour moi c’est une richesse. J’aimerais quand même en vivre un peu plus de positives plus souvent.
Je vous ai trouvé ça. Parfois Instagram me « parle » ou répond en tout cas à des choses qui m’habitent (Je sais que ce sont les algorithmes… pas de délire ici, juste une petite blague. C’est un peu kétaine mais c’est quand même ça:











À part ces pensées qu’il me restait à exprimer, ça va plutôt bien. J’ai bien travaillé sur mes plans de cours et la préparation. J’ai planché pas mal sur les transfuges de classes et ça m’a donné des réponses pour un problème que j’avais avec mon livre même si les sujets n’ont apparemment rien à voir. Il y a un lien, promis.
Bon… je penser que je suis prête à avancer. Je reviendrai du Ed, mais là j’ai une date avec Pierre Bourdieu.
Bonne semaine!