Je veux juste préciser certaines choses. Je ne voulais pas dire, dans le dernier billet, que je n’ai plus aucun enjeu inconscient ni aucun biais cognitifs. Je ne pense pas que c’est possible pour les humains de ne pas en avoir. Ce que je dis c’est qu’après vingt ans de thérapie, je suis toujours en train d’examiner et de remettre en question ce que je pense, vis, ressens et… ce qui est plutôt rare en fait. Ça reste important pour moi. Je veux toujours continuer à grandir comme personne. M’attribuer des motifs mesquins c’est ne pas me connaître.
Vous vous êtes peut-être dit que mes critères étaient bas s’il suffisait que quelqu’un ne pète pas une crise pour que je considère que c’est une expérience réparatrice. Bien d’abord c’est extrêmement rare et donc je le remarque, oui, Ensuite, j’essaie d’être nuancée et de reconnaître autant les points faibles que les points forts des autres. Donc ça c’est un point fort pour moi. Ça ne veut pas dire que ça efface toute la situation. C’est aussi une occasion d’apprendre pour lui. Ça lui donne aussi l’occasion de se poser la question de pourquoi il ressent le besoin d’agir comme ça, que ce soit avec moi ou avec les élèves en général. Les êtres humains n’ont jamais fini d’apprendre… pas même les profs. Cette situation a aussi des effets négatifs sur moi malheureusement. J’aurais pas mal besoin de vivre des choses aimantes et l’fun avec des êtres humains et non juste des traumatismes et des situations d’apprentissage…
La dernière chose que j’aimerais préciser c’est que je n’ai pas changé mes critères depuis la dernières fois. L’écart cette fois-ci relevait plus d’une maladresse ou slum mauvais choix. Même si ça peut faire mal quand même, je n’ai pas eu l’impression au fil de la session que cet homme était une menace pour les élèves. Avec le chargé de cours de l’autre université c’était différent. Je l’avais eu dans d’autres cours avant et il était vraiment agressif et humiliant avec les élèves et regardait sans arrêt les seins des élèves… donc deux situations différents, deux modes d’action différents, deux réflexions différentes. Je ne suis pas capable de me foutre des gens. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de le faire non plus.
Ce n’est pas non plus une bonne idée ni une qualité de ne pas se poser beaucoup de questions dans la vie. Se poser beaucoup de questions est seulement un problème si ça paralyse et empêche d’agir. Ce qui n’est pas mon cas. Se poser beaucoup de questions c’est une richesse infinie et ça a souvent pour conséquence de mieux se comprendre soi-même et les autres et de faire preuve de plus de respect.
Je pense que c’est plus clair. Je suis capable de nuances. Merci d’arrêter de me confondre avec une idiote ou une petite conne..
Si jamais vous avez été déçu par ma décision de ne pas faire un plus gros changement dans ma vie, ne le soyez pas. J’y reviendrai.
Je retourne à mes trucs.
Bonne journée!
