La situation pénible que je vivais s’est en quelque sorte résolue ce matin. La personne s’est un peu excusée. Ça ne règle pas tout, mais ça aide. Je pense que cette situation me prouve surtout que je commence à avoir plus de flexibilité dans ma façon d’être et de présenter les choses. J’ai pris un chemin différent et j’ai obtenu un résultat différent. J’ai été plus entendue et plus respectée que d’habitude quand je dis que quelque chose m’a heurtée.
Le reste de tristesse que j’ai est surtout lié au trauma complexe et à ce que cette situation a soulevé en moi. Aussi à un commentaire déplacé que j’ai reçu comme quoi je tournais tout en noir… Ce qui est faux. Je ne suis pas une personne négative et je n’ai rien tourné en noir. Il y a énormément de nuances dans la façon dont j’ai vécu et présenté la situation. Je déteste ce genre de caricature de ma vie. C’est un jugement superficiel et violent. Aussi, j’ai déjà un psy très compétent et il ne pense pas ça de moi et il avait pas mal la même position que moi sur la situation que j’ai vécue, soit que la personne n’était probablement pas mal intentionnée, mais que la façon dont les choses s’étaient produites dans le cadre ou elles s’étaient produites créaient une ambiguïté qui n’aurait pas dû exister dans ce contexte.
Je pense aussi que quand les gens se permettent de poser des jugements aussi superficiels sur ma vie, c’est qu’ils se permettent de minimiser ce que j’ai vécu et ma condition. C’est vraiment difficile pour quelqu’un qui souffre de trauma complexe d’être placé dans une situation où il y a de l’incertitude et de l’ambiguïté, surtout si dans le passé ce genre de situation a dégénéré de façon terrible à plusieurs reprises et que c’est moi qui en ai souffert à chaque fois. À un moment donné, on s’épuise. Je sais aussi que si j’avais assumé que les choses allaient bien se passer et que ça m’avait explosé à la figure, les gens m’auraient traitée de conne qui aurait dû voir venir.
Je n’ai été ni négative ni conne. Au contraire, ma démarche visait à sensibiliser la personne sur ce que le genre de commentaire qu’elle a fait pouvait causer chez les personnes ayant mon vécu. Je ne voulais pas persécuter ni nuire à cette personne. Dans un autre contexte, le commentaire aurait été bienvenu et n’aurait pas causé le même genre d’insécurité chez moi. Le cadre et les enjeux n’auraient pas été les mêmes. C’est compliqué les relations interpersonnelles. Mais des fois ça ne tourne pas au cauchemar non plus.
J’imagine que je devrais renvoyer sa question à la personne qui m’a dit que je tournais tout en noir: Pourquoi est-ce que tu interprètes tout ce que je dis et fait de façon négative et caricaturale?
Le problème était dans la situation elle-même et non dans ma tête… et ça m’énerve vraiment beaucoup qu’on essaie de me faire croire que c’est dans ma tête. Comme si j’avais passé vingt ans en thérapie et que j’en ressortais assez conne pour ne pas me poser de questions sur ma perception des situations… c’est insultant. Ce n’est pas moi le problème. C’est la situation. Merci.
Le reste de la journée a bien été jusqu’à présent. Ce soir je commence le cours de victimisation sexuelle et ce sera intéressant. J’ai commencé la matière tantôt. Je commence aussi à aligner les choses pour ma rentrée au collège. Il y a beaucoup de choses auxquelles je dois penser.
Je commence aussi à avoir une idée de ce que je veux pour mon avenir. J’en reparlerai.
J’avance de différentes façons, donc.

À plus!