Bilan annuel (la santé)

Je pourrais parler de la violence dans la société cette année, mais ça n’aurait pas de fin et j’en parle déjà à tous les jours dans les cours que je donne ou j’en entends parler dans les cours que je suis et dans ce que je lis. Je pourrais parle de ma supposée violence, mais elle n’existe pas. Nous avons exploré en long et en large cette idée en thérapie et non, je ne suis pas violente. Les deux seules personnes qui ont prétendu cela dans ma vie sont deux femmes qui essayaient de me faire croire que c’était moi le problème après m’avoir fait quelque chose de blessant ou de violent. C’est infiniment pénible. Oui, comme bien des êtres humains je peux finir par être cassante, en colère, agressive ou des choses du genre, mais non, je ne suis pas une personne violente dans la vie en général. Dans ces deux cas j’avais commencé par être patiente et gentille… mais à un moment donné, face à un manque de respect flagrant et à un déni malhonnête, ça finit par être normal d’être en colère. La seule chose que nous avons trouvé avec le psy c’est que la plupart des êtres humains sont dans l’évitement, alors que moi je suis dans la confrontation. Les gens ont tendance à trouver des excuses pour tout tout le temps, à minimiser et… Je ne fais pas ça. Pour moi les gens sont responsables de ce qu’ils font. Et ça, beaucoup de gens n’aiment pas ça. Je pense que c’est parce qu’ils le voient comme une sorte de fatalité qui signifierait qu’ils sont de mauvaises personnes. Alors que la réalité c’est que s’ils acceptaient de reconnaître avoir fait ce qu’ils ont fait, qu’ils comprenaient en quoi c’est une erreur et faisaient des efforts pour ne plus agir de la sorte à l’avenir, les choses seraient beaucoup plus simples. Les conflits ne dégénèreraient pas. L’humanité avancerait crissement vite aussi.

C’est quand même infiniment ridicule d’essayer de me faire croire que je devrais être patiente et gentille et douce avec des comportements qui sont des violences. C’est normal d’être dure, méprisante et moqueuse face à l’absurdité des violences. Ça n’est pas de la violence. Je ne suis clairement pas non plus toujours dans ce ton là. La majorité du temps, j’explique surtout ce qu’on m’a fait et pourquoi c’est de la violence et pourquoi ça me fait souffrir. Le fait est aussi que je ne dois aucun respect aux personnes qui me mentent et me maltraitent. Je n’ai pas une profession qui exigerait que je reste calme et le plus objective possible face à ces réalités. C’est de la mauvaise foi que de prétendre que c’est violent de ma part de nommer les choses qu’on me fait. Vraiment.

Il y a quelque chose d’absurde dans l’idée de me lire et d’en arriver à prétendre que je fais cela pour mal faire. Cette interprétation parle de la capacité de remise en question des personnes qui me lisent. La réaction attendue serait de comprendre à quel point tu as fait du mal à quelqu’un et non de tenter de me faire taire. J’invite donc ces personnes à se poser des questions justement. Pourquoi êtes-vous incapables de reconnaître les faits? Pourquoi êtes-vous incapables de m’entendre? Pourquoi pensez-vous que vous avez le droit de faire les choses que vous m’avez faites? (Elles ne sont pas normales ni saines, en passant). Pourquoi n’imaginez-vous pas ce que ça vous ferait si j’agissais dans votre vie comme vous le faites dans la mienne? Quelqu’un dira peut-être que je n’aimerais pas voir des textes écrits sur moi comme ça. Peut-être que je n’aimerais pas ça, mais en fait je ne pense pas que ça arrive. Quand je fais quelque chose qui blesse quelqu’un j’assume ce que j’ai fait et je m’excuse de façon sincère. Je ne fais pas semblant de n’avoir rien fait. Je ne mens pas. Je ne fais pas de menaces. Je n’essaie pas de faire peur ni aucune connerie du genre.

C’est important, selon moi, de parler des choses qui me sont faites parce que ça a pour conséquence que les gens se sentent moins seuls de vivre ce genre de choses. Ça, c’est essentiel pour moi. Ma santé physique et mentale sont tellement affectées par les comportements malsains des autres que ça me pourrit la vie. Je ne vois pas pourquoi, moi, après avoir été attaquée par ces personnes et devant en subir les conséquences, je devrais être gentille et silencieuse avec ces mêmes personnes. C’est du gros n’importe quoi… C’est de la manipulation.

Je reviens bientôt avec ce livre merveilleux:

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