Construire et reconstruire

Ça va un peu mieux, mais c’est certain qu’à chaque fois que je pense à cette histoire il faut que je me secoue la tête et un « Ark » sonore involontaire s’échappe de mes lèvres. Je suis aussi vraiment fâchée que cette histoire soit liée pour toujours à la mort de mon ex. Les gens sont vraiment égocentriques, c’est démoralisant. D’ailleurs, dans mon cours sur la santé mentale et les enjeux de l’évaluation, j’ai appris les facteurs de risque qui permettent d’évaluer à quel point une personne est à risque de se suicider. Mon ex les avait presque tous, si mes souvenirs sont exacts il lui en manquait juste un. Je pense que les gens devraient apprendre ces facteurs de risque et arrêter de se déresponsabiliser face au suicide. Faire semblant que personne n’aurait pu savoir… C’est souvent faux. Ça permettrait probablement de comprendre assez rapidement que frapper sur quelqu’un qui est déjà psychologiquement à terre (ce qui est mon cas en passant), ce n’est crissement pas intelligent et ça peut conduire au suicide, oui. Ça n’a rien d’anodin. Et non, parler de l’impact que le comportement de ces personnes a sur ma vie, ce n’est pas moi qui frappe sur ces personnes.

J’ai beaucoup de difficulté avec les personnes manipulatrices, comme tout le monde, je crois. Je déteste l’impression d’irréalité avec laquelle on reste… à cause du caractère incroyable des comportements. Irréalité, insensé, absurde… c’est pas mal le vocabulaire qui me vient face à ces situations. Mon principal problème dans ces histoires c’est que j’ai beaucoup de difficulté à croire que c’est possible d’agir de façon aussi irrationnelle et nuisible… de nuire à autant de gens et d’être encore en liberté. De ne pas constater qu’on fait du mal. De rester hermétique aux arguments rationnels. Quand j’étais plus jeune, j’écrivais sans fin des messages à ces personnes en essayant de leur faire comprendre ce qu’elles me faisaient. Ça ne fonctionnait jamais. Elles continuaient à me faire encore plus mal, un peu comme ça a été le cas par rapport à mes billets de blogue récemment… mais je n’écris plus jamais aux personnes qui me font du mal. Je me retire de la situation et je parle de l’impact qu’elle a sur ma vie ici. Je ne suis pas non plus une personne qui espionne les personnes qui m’ont fait du mal sur les réseaux sociaux. C’est vraiment malsain et mauvais pour la santé mentale. Je reste à l’écart. J’ai arrêté de faire ces choses à la fin de la vingtaine et ça m’a fait beaucoup de bien. Par contre ça ne garantit jamais que les personnes qui me font du mal agiront de façon saine elles. Et ça c’est très pénible.

Une personne à qui j’ai parlé de ce que je vivais a conclu qu’il y a énormément de personnes qui devraient être en thérapie et qui à la place font payer aux autres leur problème. Une autre personne m’a dit que ce n’est pas moi qui devrait être en thérapie, chose avec laquelle je suis partiellement d’accord. J’accepte le compliment, mais en même temps je sais que j’ai besoin de la thérapie pour survivre à ces personnes.

Je dois accepter que beaucoup de personnes font des erreurs de raisonnement aussi. Imaginez-vous que quelqu’un m’a déjà dit que le fait que j’étudiais en criminologie signifiait que j’étais du côté des criminels… genre pour eux, en leur faveur… Je n’ai aucune idée de comment c’est possible d’avoir tort à ce point. Elle s’est ensuite vantée d’être du bord des victimes, elle… comme si les deux s’excluaient mutuellement, comme si les uns existaient sans les autres. Mon point de vue c’est plutôt qu’il faut regarder des deux côtés si on veut une compréhension profonde de la situation. Mais les gens aiment se raconter n’importe quoi… Il faut que j’accepte ça tout en continuant à faire le plus d’éducation possible chez les personnes capables de m’entendre.

Je suis en train de lire ça en espérant que ça m’aidera. Ce passage appuie tout ce que je disais ces derniers jours et aujourd’hui:

Peut-être qu’à la fin je pourrai dire ça moi aussi:

Une autre lecture pertinente cette semaine qui m’a permis de comprendre certains blocages que j’ai:

Une autre lecture très touchante qui parle de psychiatrie, mais aussi des impacts de la désinstitutionnalisation au Québec:

Je reviens avec une suite bientôt.

Bonne journée!

Laisser un commentaire