Un foyer

J’ai moins pensé à l’histoire pénible durant le reste de la semaine. Les seules choses qu’il me reste à dire sont:

Qu’essayer de faire croire à quelqu’un que c’est nous qui décidons de la réaction normale à avoir à notre comportement dans sa vie, c’est aussi de la violence psychologique.

Et que le fait de d’analyser, d’expliquer et de critiquer le comportement violent qu’une personne a dans notre vie n’est pas la même chose que chercher à détruire quelqu’un, non… et c’est ridicule de le prétendre. Critiquer des comportements violents c’est une chose saine et engagée, pas de la méchanceté. Essayer de faire croire à une personne qui parle de la violence qu’elle a vécue que c’est méchant et malicieux de sa part, ça, c’est extrêmement violent et destructeur.

C’est pas mal plus simple de reconnaître qu’on a fait quelque chose de mal et de travailler à changer, à grandir comme être humain que d’inventer plein de mensonges et de gaslighter quelqu’un pour essayer de faire croire que ce n’est jamais arrivé. Tous les humains ont besoin de grandir et de s’améliorer sur différents plans. Personne n’y fait exception. C’est vraiment super important de se remettre en question dans la vie et d’évoluer comme personne. Les personnes qui ne comprennent pas ça sont priées de sortir de ma vie. Merci.

Depuis mon dernier billet, une personne a vérifié plus de 60 fois si j’avais publié autre chose. Je recommande à cette personne de se trouver une vie en dehors d’internet. Ce sera plus sain.

Je pense que ce dont il faut tenir compte pour comprendre ma réaction face à toute cette situation, c’est le stress post traumatique complexe. Ça et mon hypersensibilité, ça me rend plus sensible à toute violence que les gens me font subir. Ça réouvre mes plaies à chaque fois. Ça empire le choc quand les gens savent que je souffre de cela et qu’ils choisissent de me faire du mal en plus… Les souvenirs très vifs de situations où on a subi de la violence, c’est le symptôme principal du stress post traumatique. Ca dure longtemps. Vraiment longtemps. C’est un fait. Pas un caprice de ma part. Informez-vous au lieu de dire n’importe quelles conneries à mon sujet qui sont juste des violences rajoutées par dessus. Arrêtez aussi de faire semblant que mes vingts années de lecture sur la violence, les vingt ans de thérapie où j’ai appris sur la violence et les formations académiques que j’ai reçues sur la violence n’existent pas et que votre opinion serait plus importante. Ça va faire l’ignorance comme mode de vie. Je n’ai aucune patience pour ça et je n’ai aucune obligation d’en avoir.

Chose certaine, je ne veux plus vivre ce genre de situations. Elles sont inutiles et épuisantes. Je ne veux plus de personnes malhonnêtes, menteuses, fourbes, hypocrites, manipulatrices, immatures, violentes et… dans ma vie. Je n’en ai jamais voulu, mais avant je pensais qu’il y en avait moins. Aujourd’hui, maintenant que j’ai appris et que les limites sont plus claires, je les identifie plus rapidement. Il me faudra exercer un contrôle très serré sur mes relations interpersonnelles si je veux réussir à atteindre le niveau de paix et de calme dont j’ai besoin pour que mon état de santé s’améliore.

Jamais personne qui me connaît n’a pensé ou prétendu que je serais violente ou que j’aurais pour volonté de détruire des gens. Au contraire je suis complètement dans la construction. Les seules personnes qui ont prétendu ça sont des personnes qui m’ont fait du mal et s’attendaient apparemment à ce que je m’écrase et qui sont incapables d’admettre ce qu’elles ont fait… ou encore des personnes que j’ai surprises à faire quelque chose de mal et qui espèrent qu’en m’attaquant ce qu’elles ont fait ne sera pas mis à jour. Personne ne vous doit le silence sur vos mauvais comportements. Personne n’a à se soumettre docilement à vos mauvais traitements. Et non, parler de ce que vous avez fait n’est absolument pas un mauvais traitement.

Pour ce qui est de l’histoire que je racontais au sujet de comment c’était d’avoir à travailler avec une personnes qui a fait ces choses, histoire qui a été interrompue, je pense que la seule chose qu’il me restait à dire c’est que j’espère sincèrement que dans l’avenir les choses seront différentes.

Je me sens infiniment triste par rapport aux relations interpersonnelles. Elles sont souvent tellement plus pénibles qu’elles devraient l’être. Tellement décevantes aussi. À la limite ça ne me dérange pas qu’on ne m’aime pas, mais si c’est le cas, qu’on me crisse la paix et qu’on sorte de ma vie. C’est ridicule à la fin.

J’ai passé les derniers jours à faire du mange et m’occuper du jardin principalement. Je continue de penser à mon avenir. Je n’ai pas les mêmes plans et que beaucoup de gens. Par exemple je n’ai pas envie de voyager, non. Mon éco anxiété fait que je me sentirais mal de le faire. Ça ne veut pas dire que vous devez vous sentir mal de le faire ni que je pense du mal de vous si vous le faites. C’est un choix personnel à chaque personne. Mon choix c’est de m’abstenir.

Ce dont j’ai vraiment envie, c’est de me créer un petit foyer où je pourrai passer plusieurs années avant que ma santé dépérisse trop. Un endroit où j’aurai assez d’espace pour ne pas toujours être coincée. Un espace hors de la ville idéalement. Je n’en peux plus de Montréal… Le bruit infernal, la saleté, les gens qu’on laisse mourir dans les rues… J’y ai aussi tellement de mauvais souvenirs. J’aimerais vraiment partir. Je pense que ça me ferait un bien infini. Reste à savoir comment.

J’ai trouvé une petite table magnifique et mon jardin produit.

Bonne fin de semaine

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