À la fin…

Tout ça fait partie de la vie même si c’est profondément pénible et traumatisant. J’ai eu encore quelques flashs aujourd’hui. Je me suis souvenue que la femme aux menaces m’a affirmée qu’elle pouvait me poursuivre si elle pensait que sa réputation avait été atteinte… Quand j’ai dit que ça ne fonctionnait pas comme ça, elle m’a répondu que c’était elle qui décidait. C’est quand même incroyable. Comme si le système de justice allait juste lui obéir parce qu’elle décide que je dois être punie pour avoir parlé de ce qu’elle m’a fait. Eh bien non, ça ne fonctionne pas comme ça. Il faut des preuves que la personne a cherché à vous nuire et qu’elle a réellement causé du tort dans votre vie… pas juste que vous disiez que c’est le cas. De telles preuves n’existent pas. Les seules preuves qui existent sont qu’elle m’a dit des choses blessantes et m’a envoyé plusieurs messages harcelants menaçant de me poursuivre si je ne fermais pas ma gueule à ce sujet. C’est probablement pour ça que je n’ai pas été poursuivie.

Juste pour être certaine, même si je l’ai déjà écrit plusieurs fois: personne n’a le droit de vous faire du mal et ensuite de vous menacer sous quelque forme que ce soit pour vous empêcher d’en parler. Personne.

J’ai trouvé ça aujourd’hui. C’est la liste des caractéristiques d’une personne à qui il ne faut pas faire confiance:

J’ai beaucoup ri.

J’ai aussi trouvé ça:

Et ça qui m’a semblé le bon choix pour moi pour un temps:

J’ai hâte que ça finisse et j’ai besoin d’espace et de calme pour continuer de me réparer.

Dans un registre plus léger, je me suis abonnée à un service de mise en forme par la danse à la maison. Vous avez le droit de trouver ça rigolo. La logique derrière c’est que j’ai besoin de bouger plus, c’est sûr, mais aussi que j’ai longtemps traîner de la honte par rapport à mon corps, à cause des violences psychologiques subies quand j’étais jeune, mais aussi à cause des agressions que j’ai vécues. D’ailleurs un gars avec qui j’allais au secondaire m’avait dit ado qu’il me fourrait si je me mettais un sac sur la tête… imaginez comment ça a marqué la fille honteuse que j’étais… et comment c’était en quelque sorte presque annonciateur de ce qui m’arriverait: être violée deux fois alors que je n’étais pas vraiment là… Figurez-vous qu’il m’a envoyé une demande d’ami Facebook… Le culot… Enfin… tout ça pour dire que ça me fait du bien demandé danser, de délier mon corps, de faire sortir les tensions qui l’habitent, de me sentir plus en contrôle de ses mouvements.

À la fin, il y aura toujours des personnes qui agiront de façon répugnante dans nos vies. Il faut continuer de se défendre, ne pas se laisser intimider, mais surtout vivre.

À plus

(J’ai revu Christiane F pour mon livre…)

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