C’est moins difficile

Un peu en tout cas. Certaines choses commencent à émerger dans mon esprit. Probablement que je commence aussi à être un peu plus reposée. Ces jours-ci, je me demande si je ne voudrais pas retourner vivre à Québec… ou pas trop loin. Je suis tombée, dans un article, sur le village de Saint-Vallier. C’est le lieu où je me suis payé mes deuxièmes vacances à vie. J’adore ce village. C’est magnifique. C’est aussi le village de la Corriveau, mais ça c’est juste un « fun » fact et non la raison pourquoi j’aime ce village. Je me souviens de la paix que j’y ressentais. Des beaux moments que j’y ai passé avec mon premier chien… Remarquez qu’avec la tête que j’ai peut-être que les habitants penseraient qu’une autre terrible femme est venue s’installer… Il y a aussi une belle petite ancestrale à vendre qui coûte le 2/3 de ce que coûterait un condo potable ici… Donc il y a eu ça.

Ensuite, eh bien comme j’ai dit j’ai un gros travail à faire pour un de mes cours. On pouvait se baser sur une histoire qu’on connaissait avant pour raconter l’histoire d’un patient avec une maladie mentale qui a commis une tentative de meurtre. J’ai décidé de prendre le cas du schizophrène Christian Gagnon qui est accusé d’avoir assassiné la comédienne France Lachapelle. J’ai changé des détails pour correspondre aux consignes. J’avais lu un livre sur le sujet écrit par un de mes anciens profs de cégep l’été dernier. En fouillant, j’ai vu qu’il y avait une série documentaire aussi, inspirée du livre. Figurez-vous qu’à la vue des images de Québec, j’ai ressenti un besoin viscéral d’y être. Quelque chose de l’ordre d’un désir puissant dans une bonne partie de mon corps. C’est peut-être ce qu’ils appellent l’appel des origines… puisque c’est là-bas que je suis née. Je porte aussi toute l’histoire de la ville dans mon cœur même si ça fait 25 ans que je l’ai quittée.

J’ai besoin de réfléchir à tout ça encore. Je suis tannée de Montréal. Encore plus depuis que la mairesse présente a détruit mon quartier avec ses idées étranges… ça cohabite juste dans un sens… et ça nous met en danger inutilement et de plus en plus souvent. C’était vraiment mieux avant. Elle a brisé l’équilibre qu’on avait réussi à attendre durant les 15 années précédant la pandémie. La pandémie n’a pas aidé, c’est sûr… mais laisser les gens à la rue et couper leurs ressources encore moins, Madame…

Demain j’ai la dernière réunion au travail. Je n’ai aucune envie d’y aller, mais je devrais. Les changements apportés me touchent généralement peu… Je pense cependant que je devrai quitter avant la fin. Ce n’est pas tant le travail qui me pèse que le fait que c’est difficile d’aller mieux et de guérir quand on est dans cesse confronté à des personnes qui nous ont blessé et traumatisé gravement à de multiples reprises… et qui continuent de le faire.

Donc ça bouge. Un jour à la fois. Je sais aussi que je veux écrire plus et créer plus dans toutes mes pratiques.

L’affaire de la femme aux menaces m’a vraiment traumatisée. J’en sors peu à peu mais quand même. C’était vraiment délirant et je suis infiniment tannée des personnes comme ça… tout comme des personnes qui m’ont fait du mal ces dernières années.

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