Je suis allée au collège pour la dernière fois pour un bon moment hier. À moins d’un imprévu. Je dois y retourner en juin une fois, puis ça ira à la fin août.
J’ai besoin de réfléchir très sérieusement cet été. Il me semble que j’ai toujours été malheureuse au travail. À part en classe où en général ça va et c’est même parfois très l’fun. Mes élèves m’ont dit de très belles choses à la fin de cette session. J’étais un peu surprise parce que j’ai eu une année d’enseignement pleine de rebondissement pénibles et je me suis sentie à moitié morte tout le temps. À la fin de la dernière session, une élève m’a dit que j’étais incroyablement courageuse et que je ne savais pas combien elles étaient à m’admirer et me trouver inspirante. J’ai eu de la misère à la croire. En même temps je sais bien qu’on ne sait jamais qui on affecte. Je vais essayer de les prendre, les compliments. J’en ai besoin. J’ai eu encore une remarque mesquine le dernier jour et c’était complètement inutile et gratuit… surtout venant de quelqu’un qui me demandait un service en plus… service que j’avais gentiment accepté de rendre même si ça ne fait pas vraiment mon affaire à ce moment-ci de ma vie.
Je trouve de plus en plus que les gens sont mesquins. Je ne sais pas si c’est le milieu ou si c’est partout comme ça. On me dit qu’il y a des gens comme ça partout. J’avoue trouver l’idée profondément déprimante. Je ne suis pas à l’aise avec les faux semblant ni l’élitisme. Je mesure rarement la valeur d’une personne à partir de critères superficiels. Je ne rabaisse pas les autres. Je ne pense pas que la littérature devrait être utilisée pour faire que les autres se sentent en dessous de nous. Je trouve ça vraiment insupportable de de voir vivre dans un milieu aussi normé. Ça me fait peur. Ça me tue à petit feu. Je trouve aussi extrêmement bizarre les gens qui pensent des horreurs à notre sujet et nous rabaissent dans leur tête et après sont surpris que nous ne les aimions pas et ne voulions pas être près d’eux. C’est quand même vraiment étrange, avouez!
Je vais soit avoir besoin de trouver une façon d’être moins affectée par tout ce que j’ai vécu à cet endroit. Ou alors il faudra partir. Mais je ne sais pas où ni comment. J’ai quand même quelques idées à développer.
Aujourd’hui je suis allée à un atelier de filage de laine. Il faisait terriblement chaud et j’étais épuisée, mais j’ai aimé. J’ai acheté le fuseau. Il a été fait à partir du bois du premier lit de la dame qui donnait le cours. C’est beau de garder et de transmettre les choses.
Vivement le refroidissement des prochains jours. Il est beaucoup trop tôt pour avoir si chaud…

