Journée de marde

Il se passe beaucoup de choses. Je suis en fait un peu coincée entre tout ce qu’il y a à faire, mais j’avance à chaque jour, c’est l’essentiel.

J’ai eu une journée assez horrible. J’étais déjà assez fatiguée et tannée. J’ai accepté de faire une reprise pour des élèves avant mon cours, mais j’étais rentrée à la maison entre les deux cours parce que j’avais quatre heures de pause. En retournant au collège, j’ai fait une crevaison avec mon vélo. Je n’ai pas abandonné. Je l’ai laissé à un endroit sûr puis j’ai pris le métro. La reprise s’est bien passée. En sortant de mon bureau quelqu’un avait mis une chaise dans le corridor et je ne l’ai pas vue et je suis tombée à pleine face en me pétant le genou. Je suis allée en classe quand même. Après, en rentrant à la maison, j’ai récupéré mon vélo et j’étais toute heureuse parce que mon réparateur de vélo était sur le chemin. Arrivée là, bien sûr, c’était fermé. Découragé et ayant une montagne de vaisselle à faire, j’ai fini par commander du resto… que le livreur a livré à la mauvaise adresse…

Il était temps que la journée finisse… Elle a fini la session en même temps… même s’il faut que je retourne encore au collège deux ou trois fois.

Je suis épuisée… mais encore en vie.

Désolée pour mon absence ici. J’ai été si malade que j’avais pris un peu de retard, mais je reviens à jour.

Je ressens de la tristesse par rapport au travail ces jours-ci. Je suis conne fâchée que mes débuts là aient été empoisonnés… et la suite aussi en fait. On dirait que je ne sais plus si c’est possible pour moi de vraiment m’épanouir dans cet endroit après tout ce que j’y ai vécu. Ce sera une réflexion sérieuse à faire… puisque la retraite est encore loin. Peut-être que je peux surtout le voir comme un travail alimentaire (même si j’aime la partie avec les élèves). Je ne sais pas. Ça n’efface pas tout ce que j’y ai vécu. J’ai aussi hâte à l’été pour ne plus entendre de commentaires de matante de choses que je me fais projeter dessus alors que je n’ai pas dit un mot. C’est agressant. Tout serait tellement plus léger sans les commentaires de marde inutiles. Les élèves ont fait des commentaires gentils. C’est déjà ça. C’est beaucoup en fait.

Je n’ai pas résolu le mystère de ce que je veux faire de ma vie ni d’où je veux vivre. Je veux de l’espace et créer plus. Ça fait déjà deux choses certaines. Des chiens aussi. Trois.

Un homme m’a invitée à aller prendre un verre. Ça m’a un peu fait plaisir, mais ça m’a surtout terrorisée. On se souvient que la dernière fois que j’ai accepté de faire ça ça a résulté en un an et deux mois de harcèlement… en plus de toutes les mauvaises expériences que j’avais eues avant. Même si je sais que tous les hommes ne sont pas comme ceux que j’ai connus, ça finit par être difficile d’imaginer que les choses peuvent se passer autrement. Ça m’embête un peu parce que c’est quelqu’un qui travaille à un endroit où j’aimais aller, mais maintenant je vais être inconfortable quand j’y vais. Je n’ai pas dit non. Je lui ai dit qu’on en reparlerait cet été. Je suis en même temps à la fin d’une session et au début d’une autre en même temps que mes autres activités. J’en ai donc un peu trop dans la tête en ce moment. J’ai peur aussi, oui. Dans mon histoire les hommes ont toujours apporté beaucoup de problèmes dans ma vie. Savoir qu’il y en a des différents ne change rien à la réalité que j’ai connue.

En ce moment, j’ai envie de m’occuper de ma vie. Pas de m’exposer à de nouveaux problèmes.

J’ai eu de bonnes compagnes cette semaine. Une m’a donné envie de partir. Les deux autres d’écrire et d’être toujours plus féministe… et partir aussi s’il le faut.

Bonne nuit

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