Il m’est arrivé une drôle d’histoire encore mais elle ne m’affectera pas autant que la dernière c’est sûr… Pendant mon travail final d’équipe durant lequel des jeunes femmes s’obstinaient à me contredire que oui les élèves majeures de l’université pouvaient coucher avec leur professeur (not) et que j’ai expliqué pourquoi ce n’était pas le cas et que même après c’était douteux parce que ça risquait fortement de mener à des relations inégalitaires, l’une d’elle a interrompue en me disant « Eille, il y en a qui aiment ça (les relations inégalitaires). On ne juge pas. ». Je suis partie à rire. Ce n’est pas un argument. Il y a des gens qui aiment le nazisme. Il y a des gens qui aiment Donald Trump. Il n’y a absolument aucune obligation de ma part à respecter cela considérant les dégâts épouvantables que ces choses et êtres font sur les êtres humains. Je ne pense pas qu’elle savait vraiment de quoi elle parlait. Il y a des relations où des personnes choisissent lucidement en raison de préférences personnelles, de rester dans des rôles genrés plus traditionnels. Si le partage des tâches est équitable et que les deux personnes se sentent respectées et libres, ce n’est pas une relation inégalitaire. C’est juste un choix de vie. Il n’y a personne qui aime lucidement être dans une relation inégalitaire. Si elle se le raconte, c’est qu’elle n’est pas consciente du tort que cela fera à la longue sur son estime et sa vie. Il y a des gens qui se mentent, oui oui. Il y a aussi des gens qui ne pensent pas qu’ils ont droit à mieux que ce qu’ils endurent. Ça ne veut en aucun cas dire qu’il faut respecter les relations inégalitaires.
Ça va mal en maudit pour en arriver à penser et dire des choses comme ça. C’est une fausse ouverture d’esprit.
Après, alors que je racontais quelque chose, elle m’a interrompue en disant « Eille t’en as vécu des choses toi! ». Je lui ai dit d’attendre, qu’elle avait juste 23 ans et qu’en vingt ans c’était normal qu’il me soit arrivé plus de choses. Elle m’a demandé si c’était une menace. Je suis partie à rire aussi. J’ai failli lui demander si elle faisait exprès de comprendre les choses à l’envers. À la place j’ai dit que ce que j’aimerais vraiment ce serait d’avoir le pouvoir de faire qu’elle ne vive pas les choses que j’ai vécues. Ça lui a cloué le bec.
Ça me décourage… où s’en va le monde honnêtement? Elle m’énervait vraiment. Elle avait enlevé des parties que j’avais écrites dans le premier travail sans mon consentement et après nous avons perdu des points parce que ces informations n’étaient plus dans le travail… ça m’énerve les gens qui pensent savoir mieux et qui en fait n’ont aucune idée de quoi ils parlent.
À part ça je vais mieux, même si je trouve beaucoup d’interactions humains pénibles malheureusement. Je pense que j’en ai fini avec l’autre histoire. À la fois en thérapie et ici. La chose que je voudrais vraiment que les gens retiennent, c’est que la violence est toujours une question de pouvoir. Parfois, quand on est extérieur à une situation, ça peut être difficile de déterminer laquelle des personnes est violente dans une situation afin de savoir qui soutenir et de qui s’éloigner. Cherchez la personne qui essaie d’exercer un pouvoir sur l’autre personne. Ça vous donnera votre réponse. Il faut parfois aller au-delà des apparences. Là ce n’était pas trop difficile à identifier avec les menaces et les tentatives de contrôler ce que je fais et dis après qu’elle m’ait fait du mal…
Je pense que vous avez pu avoir une image assez claire d’à quoi ça ressemble de souffrir de CPTSD. Non, ce n’est pas une question de volonté. Non, on ne peut pas juste ne plus y penser quand on a cette condition. C’est vraiment pénible oui. Je sais qu’il faut que je reste loin à jamais des personnes qui nient ce qu’elles font, qui manipulent et… Il y a vraiment beaucoup de personnes qui font ça. Il y a beaucoup de personnes qui sont dans la projection et le déni aussi. Elle, le chargé de cours qui s’était probablement fait dire qu’il était narcissique par son ex qu’il était narcissique et cherchait les narcissiques à l’extérieur de lui plutôt que de travailler sur lui-même, le harceleur qui avait un comportement complètement fou mais pensait que c’était moi le problème… quelle horreur toutes ces conneries. Tous ces problèmes non adressés qui nous pètent dans la face. C’est épuisant.
À part ça, ça va. J’ai eu un de mes autres textes commenté positivement dans mon groupe d’écriture. J’ai commencé mes nouveaux cours qui ont l’air intéressants. Fascinants même en fait. Pas de travail d’équipe. Bonheur.
Je sens un vent de renouveau. Commencer quelque chose m’aide à sortir enfin du trou noir où j’étais.
J’ai une tonne de projets pour l’été. Il reste environ dix jours à la session. Ça me rend heureuse. Je dois repenser bien des choses dans les prochains mois si je veux que ma vie avance et qu’elle soit plus heureuse. J’ai donc très hâte d’avoir du temps pour moi.
J’ai lu comme une boulimique cette semaine. Je n’avais pas trop envie de parler. Tous les textes étaient magnifiques. La quête de l’autre. Les deuils imprévus. La recherche de la vérité et de l’identité. Les secrets enfouis. Juste de l’intéressant et du vivant… malgré la mort physique de tous ces êtres. Ça me répare toujours de lire beaucoup.
Voici mes lectures de la semaine:




Et celles à venir cette semaine:


En avant vers la vie!