La fin de l’horreur (2)

Je ne mentirai pas en disant que je ne pense plus à l’histoire des menaces. C’est quand même plus diffus. Parfois ça revient plus intensément. Je pense que c’est parce que je souffrais déjà beaucoup. Je pense aussi que c’est parce que je n’ai jamais vu quelqu’un déformer autant les faits et la réalité et ça ça m’a profondément affectée. Je ne pense pas non plus avoir déjà vu une personne qui pense autant à elle dans une situation.

La déformation des faits a commencé quand elle m’a attaquée en me disant que j’avais parlé de quelque chose sur mon blogue alors que ce n’était absolument écrit nulle part et que ce n’était pas de ça dont je parlais. Déjà là, c’était perturbant et accompagné d’accusations qui n’avaient rien à voir avec ce que j’avais écrit. Puis il y a eu le fait de me faire généraliser mon comportement alors que c’est une personne que je ne vois jamais et à qui je parle très rarement. Je vois mal comment elle saurait ce que je fais tout le temps ou jamais. Puis de réduire l’importance de ce que je vis et de comment ça a le droit de m’affecter. Ces deux choses sont de la violence psychologique. Je ne vois pas comment on peut prétendre que dire à quelqu’un qu’elle s’en fait toujours pour des bibittes et que c’est irritant à la longue (encore là à la longue de quoi? Nous n’avons pratiquement jamais d’interactions) juste parce qu’on a dit à une personne qu’elle nous avait blessée ça pourrait être considéré comme une preuve de respect… mais encore là puisque j’en ai vu pas mal je ne serais pas si surprise qu’on prétende avoir utilisé cette phrase en raison d’une grande admiration pour les insectes… Ensuite, quand je lui ai dit qu’elle pouvait s’irriter toute seule et que je lui demandais de me parler avec respect, elle m’a dit que moi aussi je devais lui parler avec respect (chose que j’avais toujours faite jusqu’à cette phrase sur le fait qu’elle pouvait s’irriter toute seule… ce qui a la fin est juste une réponse à son manque de respect et une réponse plutôt polie) et que j’étais violente et qu’elle en avait fini avec moi. Puis elle m’a bloquée. C’est ça Darvo: La personne qui vous a fait du mal nie avoir fait quoi que ce soit, elle vous attaque et renverse ensuite les rôles en prétendant que c’est elle la victime et que vous êtes l’agresseur.

Puis il y a eu le délire des menaces et du renversement des rôles qui a continué. Elle m’écrivait cette fois des courriels me disant de ne pas lui écrire alors que je n’avais aucune envie de lui parler après son manque de respect et sa violence et clairement aucune intention de lui écrire. Plus jeune je m’enfonçais parfois dans des discussions stériles avec des gens, mais ça fait bien longtemps que j’ai abandonné ce comportement. Ça doit bien faire neuf ou dix ans… au moins… Puis elle m’accusait de la harceler avec mon blogue. Non, écrire sur ce que l’on vit et ce que les gens nous font n’est pas du harcèlement. Jamais. Nous avons le droit de parler de ce qu’on nous fait. Je ne lui ai pas écrit. Je lui ai demandé à répétition de cesser de m’écrire. Je n’ai pas non plus encouragé qui que ce soit à lui nuire de quelque façon que ce soit. Je n’ai pas fait de harcèlement. Jamais. Ni de diffamation d’ailleurs.

Elle disait aussi que je nuisais à sa santé mentale… comme si tout ce qu’elle avait fait jusqu’à ce point ne nuisait pas à ma santé mentale bien avant… mais bon… j’imagine que son égocentrisme l’empêchait de se mettre à ma place même si elle sait pertinemment que je souffre de stress post-traumatique complexe et que ça allait nécessairement me faire du mal et provoquer une crise en plus du deuil que je traversais.

Ce n’est clairement pas moi la violente dans cette histoire. La violence c’est toujours une prise de contrôle. Qui essayait de prendre le contrôle de qui dans cette histoire? Elle bien sûr… en me rabaissant, me mentant et me menaçant. Ça c’est de la violence. Parler du fait qu’on a subi ça n’en est pas, non. C’est juste normal et sain. C’est cette historie et son comportement qui sont insensés et malsains.

Au-delà des ressacs de cette histoire ma vie va quand même mieux. Elle est plus calme. Je suis encore malade et épuisée, mais je vais quand même mieux. Un jour à la fois. Il me reste trois semaines à devoir aller au travail et les corrections qui viendront avec. Puis j’aurai une longue pause de cet univers.

J’ai fini mon cours à l’université aujourd’hui. Ça reprend bientôt pour l’été, mais j’étais heureuse de finir celui-là. Je ne l’ai pas autant aimé que j’espérais. Mais j’ai quand même appris et je suis fière de ma contribution au travail d’équipe final. Ça portait sur un prof qui abuse d’une élève et le processus de plainte. J’en avais des choses à dire…

J’ai eu de bons commentaires sur mon texte l’autre soir. Meilleurs que tout ce que j’aurais pu imaginer. J’étais un peu surprise. Mais j’ai pris les compliments. Il faut que je renforce ma motivation et ma détermination à écrire. Je n’en peux plus de ne pas le faire assez. J’ai besoin aussi d’écraser les commentaires mesquins reçus dans le passé.

Je commence mes plans pour l’été. Je pense acheter un billet pour Knitcity. Je viens d’ailleurs de faire une folie en fibre à filer et en fuseaux. Je pense aussi que j’irai au truc d’art thérapie aussi. J’ai besoin que ma vie avance. J’ai besoin d’expériences constructives et saines qui m’aideront à aller de l’avant avec ma vie et à laisser les expériences horribles de violence derrière moi.

J’ai fini le livre sur les neuro typiques. J’en reparlerai. C’est surtout sur le plan du traitement des émotions et de l’organisation du travail que j’ai trouvé des choses intéressantes… mais là j’ai besoin de repos.

À plus tard

Je n’ai pas de belle photo aujourd’hui. Celles-ci conviendront.

Oh oui… j’ai rêvé que j’avais un troisième chien qui avait l’air d’un petit mouton et ce matin Google m’a envoyé celui-ci 🤣:

https://lespattesjaunes.com/chien/james-3/

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