Ça a été une semaine particulière. Avec des hauts et des bas. J’étais heureuse qu’elle se passe terminé. Les élèves étaient en table ronde et ils étaient interessants. Ils font partie des hauts. J’ai croisé plusieurs fois une collègue qui me regarde toujours comme si j’étais un tas de merde. Elle fait partie des bas. C’est une collègue qui refuse d’accepter qu’elle avait mal compris les règles d’ancienneté et n’avait pas pris que je fasse tomber à l’eau le projet qu’elle avait de faire passer ses amis devant des personnes sur la liste d’ancienneté… comme si j’allais accepter de considérer que l’ancienneté que me donne mon doctorat vaut moins que six semaines de travail de plus… Elle avait tort. J’ai vérifié et contre vérifié avec le syndicat avant de mettre ses projets en échec. C’était la même chose avec mon ancienne patronne. Je l’avais prise en faute auprès des employés peu après son embauche et après elle m’a traitée avec mépris durant tout son mandat. Mais bon…

Je vois souvent passer cette phrase là sur le net. Elle me parle beaucoup depuis un moment. Je repense encore à la maudite histoire de la femme aux menaces. Considérant ma structure mentale, il est difficile pour moi d’accepter qu’une personne puisse ne pas voir que le problème c’est qu’elle porte l’idée que c’est ok de mal traiter les gens, que c’est acceptable de sa part de leur faire ce qu’elle m’a fait. Le problème est dans ses idées et dans ce qu’elle se permet de faire à partir de celles-ci et non dans moi ni dans le fait que je parle de ce qu’elle a fait. Alors que de mon côté j’ai vu passer le comportement qu’elle a eu avec moi si souvent dans des livres sur la violence et je l’ai subi tant de fois que c’est impossible pour moi de penser que c’est normal et non violent.
Ça m’amène à quelque chose que j’ai compris cette semaine. Parfois j’ai l’impression que les gens me prennent pour une ignorante ou une conne. Ça doit être vrai parfois. Mais parfois je pense qu’ils ne prennent pas ce que je dis au sérieux parce qu’ils projettent leur façon de faire sur moi et ne voient pas qui je suis vraiment. Je ne pense pas qu’ils comprennent ou imaginent bien ma vie. Je passe ma vie à lire, à apprendre, à vérifier des informations. Quand je parle, c’est parce que je sais de quoi je parle. Sinon je me tais. Mais je pense que c’est très rare en fait. Je pense que la plupart des gens ne questionnent pas ce qu’ils pensent et se fient plus à leurs opinions qu’aux connaissances que nous avons. Je trouve ça décourageant de me faire maltraiter sur la base de l’ignorance. Ça me dit par contre que souvent je devrais juste quitter les conversations et les personnes qui m’exposent à ça plutôt que de tenter d’expliquer. Ça ne m’intéresse pas de passer du temps ni de souffrir avec des personnes qui fabulent, mentent et de mentent selon ce qui les arrange sur le moment.


Cette différence là, elle m’est venue toute seule. Pas à cause du livre dont je parlais dans le dernier billet. Il est intéressant le livre bine qu’un peu simpliste… mais je ne peux pas m’empêcher de penser que pour que ça fonctionne vraiment, il faudrait que les neuro typiques le lisent aussi, le livre… et ça ce n’est pas près d’arriver malheureusement. Je ne pense pas que je devrais sans arrêt avoir à m’adapter aux autres ni à me soumettre à leur fonctionnement pour avoir la paix. Je pense que ce qu’il me faut, ce sont des personnes respectueuses. Neuro typiques ou divergentes. C’est rare, les personnes respectueuses. Celles qui le sont vraiment. Pas celle qui font semblant de l’être…
J’ai eu un commentaire étrange aussi. Je me suis fait tatouer et quelqu’un m’a dit que les tatouages n’étaient plus à la mode. J’ai trouvé ça étrange qu’on puisse si peu me connaître qu’on puisse penser que je me fais tatouer pour suivre la mode. Ça m’a fait penser que vraiment peu de gens s’intéressent vraiment aux autres, veulent apprendre à les connaître. D’ailleurs cette tatoueuse m’a dit qu’une amie lui avait dit que quand elle serait en couple elle devrait mettre son féminisme de côté. What the fuck? Il me semble qu’au contraire c’est une des situations où il est encore plus nécessaire… Une personne mal avisée me dira que ça doit être pour ça que je suis seule. Je lui répondrai que je préfère être seule, libre et me respecter que d’accepter d’être traitée en inférieure pour ne pas être seule. Ma valeur n’est absolument pas définie par le fait d’être en couple ou pas. Je serai en couple le jour où je rencontrerai un homme capable de me traiter en égale. Il n’y a pas de compromis possible là-dessus. C’est juste inimaginable.
Je vous laisse une vieille photo d’Hannah pour vous faire sourire. Elle a l’air tellement fière de ses jouets. Elle avait moins d’un an. Ça se voit à l’oreille qui plie vers l’arrière… les oreilles de Boston, comme celles de bien d’autres chiens, ne se dressent complètement que graduellement…. Et parfois ça n’arrive jamais, comme Cassius.
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