Je suis sincèrement heureuse d’aller mieux. J’ai de la difficulté à exprimer l’intensité du soulagement que je ressens du fait d’avoir enfin plus d’espace pour respirer et pour penser. Pour mettre mes efforts dans ce qui m’intéresse réellement aussi.
Je sais que c’est difficile à comprendre pour des personnes qui ne souffrent pas de stress post-traumatique complexe. C’est quand même ça ma réalité et je ne devrais pas avoir à être exposée à tous ces comportements malsains sans fin. Je sais que beaucoup de personnes vont mal, mais quand même… C’est leur responsabilité de travailler sur elles-mêmes. Je n’ai pas à les subir ni à les endurer. Ce type d’histoire laisse des traces. J’en ai pour un moment à avoir peur que ça m’explose à la figure dès que j’ai quelque chose à dire à qui que ce soit. Ça ne devrait pas être comme ça. Jamais. Cette fois j’ai réellement compris la leçon. À l’avenir, dès que qui que ce soit manque de respect de base ou adopte un comportement malhonnête dans ma vie (un comportement que je peux identifier comme violent), la personne sera immédiatement sortie de ma vie. Je n’ai pas à endurer ça. Personne n’a à endurer ça. Je pense que ça m’a affectée à ce point parce que ce n’était pas la première fois de cette personne et parce ça faisait un moment qu’elle était dans ma vie. J’ai laissé passer trop de choses qui sont inacceptables dans toute relation. Ça mène à ça. Une ou deux personnes sont disparues de ma vie à la suite de cette histoire, mais c’est mieux comme ça. Je n’ai pas besoin de personnes qui soutiennent la façon dont j’ai été traitée ni en fait de personnes qui soutiennent cette personne.
Je veux aller mieux. Ça fait des années que je subis des maltraitances par des personnes qui ne pensent qu’à elles. C’est définitivement fini pour moi. J’ai confiance dans mes connaissances sur la violence. Je n’hésiterai plus à m’éloigner. Je ne laisserai personne me faire taire non plus. Ça aussi c’était traumatisant. J’ai sincèrement autre chose à faire que de me remettre de traumatismes multiples subis à cause des problèmes de santé mentale des autres. Je n’ai clairement pas besoin que tout le monde m’aime ni d’entretenir une fausse image de moi-même. Il y aura toujours des personnes qui diront et feront n’importe quoi. C’est important de s’en protéger et de prendre soin de soi.
Je n’aime pas les gens qui mentent. Je suis incapable de le faire. J’ai peu essayé. Je me mettais toujours à pleurer. Je n’en vois pas l’utilité ni la fonction en fait. Je n’aime pas non plus les gens qui vivent dans le déni. Je pense qu’on peut toutes et tous commettre des erreurs, manquer de sensibilité et… sans en plus faire du mal à la personne qu’on a déjà blessée. Je pense être pas mal lucide sur qui je suis après vingt ans de thérapie. Personne ne me fera avaler une image fausse de moi. J’ai travaillé trop fort pour cela. Subir ces niaiseries, c’est aussi fini. Avoir de la patience pour les personnes qui vivent leur vie ainsi aussi. Je ne suis pas parfaite. Je n’ai pas à l’être. Je suis par contre clairement une bonne personne. Je suis aussi respectueuse. Parfois vraiment trop en fait.
Dans tout cela, je suis reconnaissante pour mon HPI. Il y a des époques où je l’ai détesté, parce qu’il rend mes relations plus complexes, mais maintenant je constate son importance. Je peux voir comment ma curiosité et ma soif de connaissances infinies m’ont conduites à accumuler beaucoup de connaissances sur des sujets qui me protègent pour l’avenir.
Ce sont les premiers changements.
Hier j’ai commencé un nouveau projet dont je reparlerai.
Il y aura d’autres changements aussi.
Un jour à la fois. Dans trois heures je pourrai cesser de parler pour quelques jours et finir de me remettre de ma grippe, puisque grippe c’était. Ce sera merveilleux.
Prenez soin de vous. Ne croyez pas l’infinité de mensonges.
À plus!
(Petite fille ayant hâte que sa « mère » retrouve plus de vie… ça viendra.)
