Un jour

Ça commence enfin à aller mieux, je fais moins de fièvre, je tousse moins et mon nez commence à passer au moins cinq minutes sans devoir être vidé. Je commence aussi à m’extirper la tête du cauchemar. J’aurais aimé y penser moins ou plus de tout avant. Mais la réalité du stress post-traumatique c’est que nous n’avons pas tant de contrôle dessus. Je suis encore dégoûtée qu’elle ait essayé de faire passer ce qui est le symptôme normal d’une condition dont la crise a été provoquée par son comportement pour de la méchanceté, de l’acharnement ou une volonté de la détruire de ma part. Comme si ça avait déjà fait partie de moi de détruire des gens.. et comme si j’utiliserais un moyen aussi peu efficace que d’écrire sur un blogue sans la nommer si je voulais la détruire. En passant, la personne qui a commencé le dénigrement de l’autre et a agi de façon irrespectueuse et destructrice, c’est elle. En me rabaissant, en minimisant ses comportements, en me mentant et en me menaçant. Ce ne sont pas des choses que je lui aurais faites, non. Je n’adopte pas ce type de comportements avec les autres. Une fois attaquée je sais par contre me défendre, oui. J’avoue trouver ça étrange que malgré le fait qu’elle sait la quantité considérable de connaissances que j’ai sur la violence, elle essaie de me faire croire que son comportement n’est pas violent. C’est faux. Je vais croire les livres, les cours que j’ai suivis et mon psy. Pas elle. J’avoue trouver vraiment étrange que des adultes pensent que ce sont eux qui décident si nous avons le droit d’être blessés par leur comportement ou pas ou encore si nos émotions sont valides ou pas. C’est vraiment prétentieux. C’est s’attribuer une autorité sur les autres qu’ils n’ont absolument pas.

Tu peux rester dans ton trou malveillant « Nathalie ». J’ai fini.

Je me suis levée avec plus d’espoir aujourd’hui. Avec une grande envie de liberté et de changement. J’ai longtemps aimé ma vie. Je n’en suis plus si certaine. Maintenant que j’en ai fini avec l’histoire de la femme aux menaces, je vais faire certaine que j’ai envie de faire depuis la mort de mon ex et que j’aurais déjà fait si ma tête n’avait pas été coincée dans le stress post-traumatique depuis des semaines. Je vais examiner ma vie. Je vais décider où j’ai envie d’aller et ce que j’ai envie de faire. Je vais surtout aussi me permettre de rêver et de croire que tout est possible. Que j’ai encore le temps.

Parce que c’est ça la vérité: tout est possible et j’ai envie le temps… mais il faut le faire pour vrai.

Ça me trouble beaucoup la distance et l’hypocrisie qu’il y a entre comment la société nous dit que les personnes ayant été victimes de crimes graves devraient être traitées et comment nous le sommes réellement. J’ai besoin de personnes qui comprennent la gravité de ce que j’ai vécu et qui me traitent avec bienveillance. Je ne peux pas continuer à passer ma vie à subir les délires de personnes qui n’ont aucune idée de quoi elles parlent ni de qui je suis réellement.

Ma moins grande présence sur les réseaux sociaux me fait énormément de bien. Je pense qu’il faudrait diminuer encore. Je pense que je dois repenser beaucoup de choses dans ma vie en fait.

Je vais aller commencer ça et corriger si je veux pouvoir avancer.

Je suis hors des symptômes de stress post-traumatique et hors de danger.

Je lis ça aussi. C’est intéressant et non, leur enfance n’explique pas leurs crimes bien qu’elle puisse jeter un éclairage sur certains de leurs comportements.

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