Je ne me sens pas prête à retourner au travail. J’ai hâte que la session finisse. Je trouve ça difficile cette année. Ça n’a rien à voir avec les élèves qui sont gentils. Je me sens à côté de moi-même.
J’ai repensé au fait que la femme aux menaces m’avait reproché d’avoir parlé d’agressions d’autres femmes. Je n’ai pas parlé d’agressions d’autres femmes. J’ai parlé de rumeurs. Personne n’était identifiable. Les personnes que j’ai nommées à cette personne sont des personnes qui partageaient ces rumeurs. Pas les personnes agressées. Pourquoi je parle de ça? Parce que je me suis souvenue qu’à cause de cette personne, la femme aux menaces, mon violeur m’avait écrit après qu’elle lui ait parlé du fait qu’il m’a agressée… Elle n’était pas capable de cesser de lui parler sans invoquer une raison qui venait de ma vie. C’est quand même ironique qu’elle se mêle de me donner des leçons. Au moins dans mon cas personne n’était identifiable et personne n’a reçu de message enragé de son agresseur… ça m’a aussi fait repenser à une des violences que mon ex décédé m’avait fait subir. Il m’avait dit que ça faisait bien assez longtemps que j’avais été violée pour que ça ne me fasse plus rien… comme si c’était possible. Comme s’il l’avait, lui, la solution en se détruisant à l’infini…
Tout ça est grotesque.
je me demande souvent si ça existe vraiment les gens qui se soucient réellement des autres et qui essaie de les comprendre et de i mettre à leur place.
Mieux vaut travailler sur mes projets.
La semaine a passé trop vite. Je me sens encore perdue, mais je ne trouve pas la solution. J’ai besoin de temps pour moi. Ça viendra.
J’oscille encore entre trouver un endroit où vivre en ville ou à la campagne. En attendant de me décider, j’ai joué dans mes plantes et j’ai parti d’autres semis avec des petits jardiniers mystérieux.
J’ai aussi commandé des nappes à filer… d’autres projets.
J’ai hâte d’aller mieux.
à plus!

